Hélas ces derniers ne constituent pas la tranquillité escomptée. Outre la sélection naturelle auquel il doit faire face (20 % des bébés meurent avant d'avoir quitté le nid), les survivants décèdent avant d'atteindre leur première année. Le jeune hérisson qui quitte le nid a désormais une espérance de vie inférieure à 2 ans. Quatre individus sur mille seulement atteignent l'âge de 10 ans !
26 % d'entre eux meurent intoxiqués par les pesticides (Métaldéhyde) tue-limaces
24 % sont éliminés par le trafic automobile 18 % sont décimés par le parasitisme (asticots, tiques, puces)
13 % meurent d'épuisement et de faim
10 % décèdent noyés dans les piscines, blessés par les débroussailleuses, brûlés dans les tas de feuilles, prisonniers dans des filets
9 % seulement sont victimes de leurs prédateurs naturels, fouines, blaireaux, putois et renards.
Le "Grand Projet " du sanctuaire des hérissons : *Dans un premier temps, sensibiliser l'opinion publique sur ce grave problème, mieux faire connaître l'espèce et enseigner quelques rudiments permettant sa sauvegarde.
*Dans un deuxième temps, la création dans chaque département, d'une antenne pour les soins d'urgence.
*Enfin, trouver dans la région de Picardie des familles d'accueil et des " nounous d'accueil pour les bébés "
Les gestes simples qui sauvent.
Avant de tailler les haies, vérifier qu'il n'y a pas de hérissons dessous. Avant de brûler les feuilles, prendre garde qu'il n'y ait pas un nid dedans. Utiliser des pièges à bière sans alcool ou des cendres plutôt que du tue-limaces (ou encore mieux, attirer un hérisson dans son jardin !)