Les Etats-Unis veulent produire plus d'agro carburant, plutôt que de signer le protocole de Kyoto… Alors qu'à Washington, viennent de se retrouver les 17 pays de la planète les plus pollueurs en matière d'émission polluantes et autre gaz à effet de serre, les Américains annoncent que dans les dix ans qui viennent, ils comptent bien optimiser commercialement leur production de céréales, (d'abords le maïs), et mettre sur le marché dix fois plus de litres de biocarburants qu'aujourd'hui, (essentiellement de l'éthanol, à hauteur de 120 milliards de litres). |
Pour ce faire, des usines sortent de terre, il y en aurait prés d'une centaine en construction. Face à l'envolée du prix du pétrole, (50 pour cent de hausse en deux ans sur le marché US), l'Administration Bush a décidé d'inciter le consommateur, non pas à lever le pied sur sa consommation ou ses déplacements automobiles, mais à u tiliser de façon plus intensive le pétrole , certes mélangé maintenant à de l' éthanol . C'est bel et bien l'approche commerciale qui est en ligne de mire, et nous sommes bien loin de la grande question du réchauffement de la planète. D'autant que certaines études montrent que les biocarburants sont loin d'avoir toutes les qualités en matière d'environnement, même s'ils permettent il est vrai, d'alléger certaines factures. Le texte américain qui devrait être adopté par le Congrés envisage de modifier le standard fédéral qui oblige aujourd'hui les constructeurs automobiles à construire des voitures moins gourmandes, par ailleurs, la production électrique du pays devrait pouvoir se faire avec 15 pour cent d'énergie dite renouvelable. Le Canada ou encore le Japon sont comme l'Europe, et souhaitent réduire de moitié les gaz à effet de serre d'ici 2050, et pour la seule Europe, de 20 pour cent déjà d'ici 2020. Avec optimisme nous pouvons toujours espérer que d'autres nations et pays industrialisés viendront se joindre à l'Union européenne, mais les choses semblent mal engagées Outre Atlantique, (comme en Chine). |
Rendez vous à Bali en décembre prochain, pour une fois encore tenter de convaincre les irréductibles sur les limites de notre consommation d'énergie, et sur l'enjeu du réchauffement climatique en grande partie lié aux déplacements. Le rendez vous de Bali a pour vocation de proposer une alternative au protocole de Kyoto , non signé à ce jour par le pays continent qu'est l'Amérique du Nord… Economie et Environnement Fabrice Hubert Sources : Les Echos, 27/09/2007, R.H Ouest France, octobre 2007, J.L.D
fabrice, pour la Rédaction. |