Le chauffage des bâtiments consomme 43% de l'énergie disponible et est à l'origine d'environ 20% des émissions de CO2 nationales. Il existe donc dans ce secteur une marge d'économies substantielles comme le prouve le concept récent de maison passive. Bien isolées, moins energivore elles recourent évidemment à l'utilisation des énergies renouvelables et elles sont également conçues pour limiter les consommations d'eau et d'électricité grâce entre autre à différents équipements comme les puits canadien, le triple vitrage, ou encore la récupération de chaleur. |
Malheureusement en France le développement des maisons passives reste encore très limité. Les hôpitaux en général sont de gros producteurs de déchets, un exemple chiffré avec le cas de l'hôpital de Douai qui réfléchit d'ailleurs à mieux valoriser ses déchets. Cet hôpital de 800 lits engendre 3 tonnes de déchets au quotidien, son nettoyage requiert 142 litres de détergents par jour. Dans les cuisines sont préparés 1 600 déjeuners soit 400 000 bouteilles d'eau par an, plus de 10 millions d'unités de vaisselle jetable, et l'addition n'est pas terminée : 21 000 litres de lessives et de désinfectants sont nécessaires au lavage du linge. Bruxelles se mouille. L'Union européenne a décidé d'octroyer 175 millions d'euros à la Chine pour offrir une cure de dépollution à ses fleuves, notamment le fleuve jaune et le Yangtsé. La Banque mondiale qui participe aussi à l'opération ambitionne de replanter des arbres le long des rives du Yangtsé. La durée du grand nettoyage devrait durer au minimum cinq ans. Au fil des ans, l'Autriche s'est taillé une réputation de « Bioland n°1 » sur le continent : aujourd'hui 13 % de son agriculture est bio. Quelque 100 000 tonnes de nourriture « bio » sont ainsi été écoulées chaque année dans le pays où l'on trouve dans les supermarchés aussi bien du bio que du conventionnel. Seul problème, la surface consacrée à l'agriculture bio devient insuffisante et le pays doit de plus en plus recourir à l'importation. |

Pour satisfaire la demande, il faudrait 1 500 à 2 000 agriculteurs bio supplémentaires chaque année estime Johannes Tomic, le président de BioAustria. Manger ou rouler ? c'est la question qui c'est posée à Rio Verde au Brésil où les autorités ont mis le hola à la culture de la canne à sucre qui empiétait sur les terres agricoles. Destinée à la production d'éthanol et aux agrocarburants, la culture de la canne s'est beaucoup voir trop développée ces dernières années. La ville de 135 000 habitants a donc décidé de réserver 10 % de l'espace à la canne à sucre. Cette décision constitue une expérience pionnière au Brésil où les monocultures destinées à produire des agrocarburants sont en plein boom. On finit ce journal avec un engin d'avenir, il concerne le vélo, pour lequel vous n'aurez peut-être plus besoin d'une pompe à air mais d'une pompe à hydrogène. Le chinois Pearl hydrogen met actuellement en vente des vélos propulsés à l'hydrogène qui peuvent parcourir environ 100 km avec un plein à une vitesse moyenne de 25 km/h. Avec ce système, Pearl hydrogen compte concurrencer le secteur des vélos électriques si il parvient néanmoins à faire baisser son prix de vente qui atteint aujourd'hui environ 1700 euros.
annelo, pour la Rédaction. |