Revue de presse de novembre Grenelle de l'environnement oblige, vos journaux se sont encore largement fait l'écho de la problématique environnementale dans leurs colonnes. Mais d'abord, saluons le très beau numéro de Géo d'octobre qui nous ouvre les yeux sur "l'état de délabrement de la forêt de Tasmanie", au large de l'Australie. Une forêt qui est tout simplement "réduite en copeaux", explique la rédaction…Premières victimes les eucalyptus géants, réduits à hauteur de 90 pour cent à néant, pour alimenter en pâte à papier le marché japonais. |
C'est dans cette zone que sont replantés d'autres arbres calibrés en vue de leur exploitation à court terme. Une exploitation à flux tendu et rendu possible avec la multiplication d'actions de pulvérisation de pesticides, (par hélicoptère), action de l'homme mettant en péril, non seulement la flore, mais aussi la faune ; ces produits tuent les petits Wallabies "friands de jeunes pousses"; des pousses nécessaires à leur survie. Un dossier alarmant de Géo , qui nous conduit aussi au cœur des grands espaces africains que sont le Kenya et la Tanzanie pour tester un safari écolo… Le Grenelle de l'environnement et des journalistes qui s'interrogent aujourd'hui sur les conséquences économiques déclinant de la prise de conscience émanant du Grenelle. Un choc économique attendu et qui va venir comme l'expliquait François-Xavier Pietri dans La Tribune en octobre. « Comment , par exemple, d'un côté taxer plus en faveur du vert et, de l'autre, garantir la stabilité des prélèvements ?" Laurent Joffrin lui dans Libération estimait que "les solutions ne seront pas simples à mettre en place et que le gouvernement, dévoué à la baisse des impôts, devra au contraire les augmenter", fin de citation. Dans Les Echos , Dominique Seux lui revenait sur la première conférence sociale sur le pouvoir d'achat et sur le Grenelle de l'environnement, affirmant que "l'impôt est clairement un levier efficace pour modifier les comportements écologiques à condition que la ponction globale reste stable". Décidément, économie et défense de l'environnement n'ont jamais été autant d'actualité… D'autres éditorialistes sont revenus courant octobre sur le risque de l'immobilisme en la matière, ce fut le cas dans le quotidien La Croix et dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace ... Début octobre, Planete Urgence se posait la question de savoir si les océans et les mers constituaient (déjà) le second grenier alimentaire de l'humanité? Vraie source ultime de protéines, et future source de carburants liquides... Des ressources neutres en CO2, et permettant d'extraire biomatériaux, bioplastiques et autres fibres susceptibles de prendre le relais des hydrocarbures d'origine fossile. On découvre que la culture des algues aurait ainsi un rôle à jouer dans ce dossier, et que des travaux sont actuellement menés sur le potentiel de la culture d'algues, culture produisant naturellement de l'huile, (diesel), ou encore des sucres (bioéthanol). |

Selon certains chercheurs, il pourrait être envisageable de produire 700 fois plus de biomasse par hectare avec des algues, en comparaison d'un champ de blé . A quand les plates formes marines associées aux parcs éoliens en pleine mer pour rentabiliser les investissements offshore. Un dossier a retrouvé sur le site de Planète Urgence, le 17 octobre dernier. Le potentiel des océans, un sujet qui tombe à pic ce mois ci, tant l'alternative bio carburant à en ce moment "mauvaise presse", et fait l'objet de nombreuses controverses… Mi octobre Planete Terra revenait sur cette question des biocarburants dont tout le monde parle, pour tenter de savoir si finalement, ils pouvaient d'une façon ou d'une autre, jouer un rôle bénéfique pour le climat même s'ils parent à la consommation d'énergie fossile. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les avis divergent sur la question, certaines études tenant compte du cycle de production de ces cultures prouvant même parfois que les biocarburants sont en réalité bien plus néfastes pour le climat que le pétrole lui-même ; une chose est certaine, ils font les choux gras de l'industrie agricole et de son lobby. Alors Finalement, l'Ecologie aujourd'hui serait elle un luxe ? C'est la question que posait dans la semaine du 18 octobre dernier l'hebdomadaire La Vie , offrant à ses lecteurs quelques pistes et témoignages de personnalités ou d'anonymes sur cette question.
fabrice, pour la Rédaction. |