La rentrée,une occasion peut être de prendre de bonnes résolutions ?
Comprendre la nature et la protéger pour sauver l'humanité, et le monde vivant en général, ne semble pas encore être assez ancré dans toutes les mentalités. Les attitudes varient certes en fonction des pays, mais le constat est alarmant. Même si beaucoup de choses ont déjà été faites pour tenter de faire comprendre au grand public que sauver la Planète est aussi et surtout « l'affaire de tous », une étude des plus sérieuses nous fait savoir qu'en 2006 déjà, la France se classait au second rang des pays les plus utilisateurs de produits phytosanitaires dans le monde, et au premier rang européen en terme de consommation de ces produits, notamment par le biais de L'agriculture. On dénombrait alors quelques 100 000 tonnes de produits consommés chaque année, herbicides, fongicides, insecticides etc…Il y a des records dont on se passerait bien. Et puis il y a les gestes de tous les jours, ceux que l'on ne fait pas assez pour économiser les ressources de la Planète, pensons notamment à la gestion de l'eau ou aux économies
d'énergies…
Sans pour autant parler de « lien direct de cause à effet », nous savons aujourd'hui que sur terre,
une espèce sur trois est menacée chez les poissons,
une sur quatre sur les mammifères,
une sur huit chez les oiseaux et les plantes, et
deux sur cinq chez les amphibiens.
A ce rythme là, c'est un cinquième de toutes les espèces vivantes qui pourrait disparaître d'ici
une trentaine d'années.
C'est ce que l'on nomme parfois « la chaîne alimentaire ». La plante a besoin de l'insecte qui lui-même a besoin de la plante, quand l'homme a besoin des deux pour se nourrir…La Terre a perdu la moitié de ses forêts originelles, la moitié de ces zones humides et le tiers de ses récifs de coraux. C'est
1000 fois plus rapide que le rythme naturel.
Pour certains spécialistes, des biologistes notamment, une nouvelle extinction de masse des espèces vivantes est à prévoir. La sixième comme celle des dinosaures il y a 65 millions d'années.
C'est le moment, à l'heure de la rentrée, de dire et redire que nous ne prenons pas assez soin de cette nature à la valeur inestimable et dont les deux tiers sont déjà dégradés.
Quels seront les effets d'ici une trentaine d'années de l'attitude des hommes ?
Fabrice HUBERT
Economie et Environnement Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.