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Participez à l'info sur Fréquence Terre en donnant votre avis sur cette chronique. Toutes vos réactions : lucie a écrit le 10-12-2007 : Végétarienne depuis l'enfance, je m'en porte très bien... j'ai 57 ans, toutes mes dents, et je ne suis pas un prédateur pour les animaux que j'aime trop pour les consommer ! Faites comme moi !!! Jean-Pierre CANOT a écrit le 11-12-2007 : Le pet de kangourou pollue moins que celui du bovin ! C’est la très sérieuse FAO (organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture qui a porté le pet : les flatulences de bovin et d’ovin, par le méthane qu’elles contiennent seraient une des causes importantes de l’altération de la couche d’ozone. Cri de victoire des défenseurs des droits de l’animal et des sectes végétariennes, il faut supprimer la consommation de viande et donc l’élevage ! L’Homme de demain en plus d’être asexué, sera donc végétarien et bien sûr ne devra plus fumer ni boire d’alcool. Pourra-t-il toutefois encore roter et péter, dans son intimité bien sûr ? Ce que l’on oublie dans la grande farce du développement durable, c’est qu’à force de sérier les problèmes dans une approche purement verticale, les effets secondaires d’un processus global, bénéfique par ailleurs, deviennent la cause de désordres qu’engendrerait ce processus. Un constat brutal veut en effet que le méthane des pets et éructations des animaux d’élevage ait autant d’importance dans l’émission des gaz à effet de serre que le secteur des transports. On ne dit rien de la hiérarchie dans l’utilité respective de chaque secteur et on oublie aussi de dire que la durée de vie du méthane dans l’atmosphère est de 10 ans contre 50 ans pour le gaz carbonique, ce qui au passage montre qu’incinérés la couche d’ozone nous oubliera moins vite qu’enterrés normalement, mais que nous participerons plus longtemps à la pollution au lieu de contribuer au cycle vital de l’azote ! Si encore une fois on approche le problème dans sa globalité, méthane et gaz carbonique émis à des titres divers par le secteur agricole, contribuent en dehors de la dégradation de la couche d’ozone à la production d’une biomasse, indispensable pour notre alimentation et bien de nos activités. Cette biomasse est de la matière organique qui par définition contient des atomes de carbone. Ce carbone provient presque exclusivement du CO² (gaz carbonique) de l’atmosphère que la production végétale, naturelle ou par le secteur agricole recycle en permanence par le jeu de la photosynthèse. Si l’on entend donc mesurer la contribution du secteur agricole, élevage inclus à l’émission de gaz à effet de serre, c’est d’une émission nette, à la sortie du bois ou de l’exploitation, dont il faut parler et on doit pouvoir constater, contrairement aux idioties proférées ça et là qu’elle est infinitésimale, ce qui n’empêche absolument pas que l’on doive diminuer les émission et chercher à augmenter le recyclage du CO² Le protocole de Kyoto a conduit les pays dits civilisés à la situation ubuesque de création de droits d’émission pour les industries, on a vu récemment que la cession de ces droits en bourse permettait à des sociétés d’équilibrer leur compte d’exploitation voire de dégager des marges substantielles ce qui ne pouvait être fait dans le cadre de l’objet normal de leur activité. Nous allons vraisemblablement vers la même chose pour les émissions animales, bovins ovins et sans doute humains. Dans nos économies en perdition où nous guette le chômage généralisé, fèves haricots et autres féculents ont un bel avenir, la poudre sans fumée chère aux pétomanes du siècle dernier permettra-t-elle enfin par la négociation en bourse des droits d’émission de nos gaz intimes à effet de serre, de nous sortir de ce fléau du chômage ? La devise du Kyoto 2, qui pour 2012 se prépare ces jours-ci pourrait ainsi être : « Pour t’enrichir point ne pèteras, mais tes envies aux autres céderas ! » Bergerac le 9 décembre 2007 Jean-Pierre Canot auteur de « Apprends-nous plutôt à pêcher ! ». olivier a écrit le 13-12-2007 : Tout est question de mesure. Cet article ne contient pas certaines données qui par ailleurs ont été abordées à l'occasion d'autres articles, mais la question centrale reste : ne devons-nous pas revenir à un équilibre, nous, pays riches, avant que l'accès à la consommation de l'ensemble de la population mondiale ne fasse craquer le système. Nous sommes d'abord malade de "consommationnite aigue", ce qui a pour conséquence, en plus d'altérer les ressources et de les épuiser, de nous contraindre à faire produire à l'étranger, avec les perte d'emplois que cela représente. Nous ne vivons plus que du service, ce qui explique notre incapacité à redresser nos comptes publics et nous expose à une pénurie d'abord d'énergies puis de denrées, à venir. L'Homme n'est pas libre, il est contraint par la nature à la mesure, à la bonne gestion, à la mise en perspective de ses choix, sous peine de voir s'éteindre son espèce.
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