» La dernière étude sur ce thème remontait à l'année 2001. Le constat est mitigé. D'un côté des progrès notables ont été faits en matière d'environnement avec la mise en place de certaines mesures incitatives et de certaines lois, (pollueur-payeur) mais il est clair que la situation est encore loin d'être bonne, notamment dans les domaines du climat, de la biodiversité et de l'eau. La question de l'action, ou de l'inaction, des pays non membres de l'OCDE reste posée, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'inaction de certains coûtent cher. Comment en effet statuer pour un accord global sur par exemple la question des gaz à effet de serre sans y associer les pays non membres ? D'autres questions restent aussi sans réponses, comment évaluer l'évolution de la biodiversité quand on connaît les disparités existantes d'un pays à un autre, d'un continent à l'autre ? « De notre point de vue, croissance économique et environnement peuvent aller ensemble. Par exemple, les normes environnementales sont sévères dans les pays les plus riches et donc, plus les habitants ont des revenus élevés, plus ils peuvent protéger leur environnement. Par ailleurs, de nombreuses industries ne polluent pas directement, mais par l'intermédiaire du transport, et nous sommes assez optimistes à l'OCDE; à terme, les technologies vont, trouver des solutions », explique Tom Jones, chef de la division des politiques nationales à la direction de l'environnement de l'Organisation de coopération. |
A l'heure de la mondialisation et des délocalisation, se pose la question de la mise en place dans certains secteurs au moins et pour tous les pays, d'un barème unique pour chaque activité engendrant des coûts environnementaux importants, l'idéal étant que chacun dans cette course folle aux profits, puisse être « soumis aux mêmes règles » et mis devant ses responsabilités. En tout état de cause, il semble que l'idée de créer une Organisation des Nations unies pour l'environnement, (souhaitée notamment par la France), ne puisse pas suffire à pallier à l'absence d'une vraie réglementation mondiale, (pays émergents compris), réglementation assez contraignante d'un point de vue environnemental pour envisager des perspectives plus optimistes sur l'avenir de la Planète. Source : le JDLE, (A.G) Plus d'infos : http://www.journaldelenvironnement.net/ Economie et Environnement. Fabrice HUBERT fabrice, pour la Rédaction. |