La première hydrolienne française mise à l'eau en Bretagne… Energie prometteuse quand le baril de pétrole n'en finit pas de flirter avec les 100 dollars, les énergies renouvelables on le sait, deviennent de plus en plus abordables voir rentables. Ainsi le 28 mars dernier, « Sabella » c'est son nom a été mise à l'eau à Bénodet dans le Finistère. |
C'est la première turbine sous marine immergée dans le pays. Il s'agit là d'un prototype qui doit servir de test avant le lancement futur d'une filière de production d'électricité à partir des courants marins. D'ici peu, de nouvelles hydroliennes de ce type devraient être posées sur des sites « à fort courant marin » ; on pense au Raz de Sein, et à une structure entre les îles de Ouessant et de Molène…Selon les spécialistes, « le potentiel des courants marins en France représente aujourd'hui 3 à 5 gigawatts, soit 2 à 3 pour cent de la production nationale. Pour « capter les courants marins », les hydroliennes sont placées sous l'eau et leurs pales sont actionnées par les courants côtiers. Plus la vitesse du courant est rapide, plus le système est rentable, les sites intéressants sont ceux où la vitesse du courant dépasse 1,75 m/s, ce qui était le cas dans l'estuaire de l'Odet. Il faut savoir que la plupart des cotes de l'Atlantique et de la Manche ont des courants avoisinant les 2m/s. Ailleurs en Europe, de nombreux pays tirent déjà une partie non négligeable de leur électricité grâce à ces systèmes qui par ailleurs ne présentent pas de danger pour la faune marine . |
Une première qui devrait être le début d'une longue série, tant la France est bordée de côtes, les nouveaux matériaux notamment les composites permettant aujourd'hui de réduire les coûts d'exploitation de ces systèmes, un coût de production évaluait à 3,5 centimes d'euros le watt installé, quand celui issu du nucléaire avoisine les 2,7 centimes. Sources : Europe 1 Christian Buchet - Europe1.fr Directmatin
fabrice, pour la Rédaction. |