
Fidel à son objectif de veiller au respect de l'environnement par les entreprises du secteur tertiaire, l'association Riposte Verte a publié en mai dernier une étude sur les éco-pratiques des responsables des directions d'entreprises. Même si les 521 dirigeants interrogés ne sont pas représentatifs de l'ensemble des entreprises du secteur tertiaire français, les résultats sont peu reluisants. Selon l'enquête, le papier recyclé est encore peu utilisé. Seules 25 pourcent des structures en font usage régulièrement bien qu'il se soit démocratisé ces dernières années. De plus, seulement un tiers des organisations ont opté pour une gestion durable des impressions en choisissant des cartouches rechargeables. Les autres restent à convaincre. Idem pour le chauffage poste de consommation énergétique majeur dans les entreprises. En effet, l'étude révèle que seules 42 pourcent des sociétés du tertiaire régulent et adaptent leurs chauffages aux conditions changeantes de température. Le constat est alarmant car même l'eau, cette ressource si précieuse est surexploitée. Avec moins de 40 pour cent de toilettes équipées d'économiseurs d'eau, le secteur tertiaire peut mieux faire. Allez en fin une note positive, de nombreux dirigeants plus de 71 pourcent ont compris la nécessité de regrouper les commandes de petites fournitures. Même si c'est souvent pour les raisons économiques, cela évite également les coûts environnementaux liés au transport.
Le diagnostique des performances écologiques encore appelé DPE est une évaluation de la quantité d'énergie consommée par un bâtiment et de l'impact de cette consommation sur les émissions de gaz à effet de sert. Si cet instrument se généralisait, cela permettrait de mettre en évidence de nombreux points d'amélioration. Des améliorations, on en a bien besoin. Cependant, quand on voit que moins de 12 pourcent des chefs d'entreprises ont réalisé un DPE de leur boîte, on se dit là vraiment on n'est pas sorti de l'auberge.
L'étude de riposte Verte
Le site de l'association riposte verte
Gildas Ngare, pour la Rédaction.