« La fonte des glaces pourrait menacer un quart de l'humanité »… C'est ce qu'annonçait en tout cas récemment à l'occasion de la tenue à Genève de la
Conférence mondiale sur le climat, Elise Buckle, coordinatrice du programme Energie Climat du WWF...
Ce sont les conséquences du réchauffement de la Terre dans la région de l'Arctique qui semble préoccuper le plus et à juste raison les scientifiques et autres spécialistes du climat. Et pour cause, cet océan se
réchauffe deux fois plus vite que les autres dans le reste du monde, et pour des raisons difficiles à expliquer.
Et le phénomène s'accélère. L'inquiétude vient du fait que l'océan Arctique voit aujourd'hui son rôle de régulateur climatique évolué avec la fonte des glaces, contenant de plus en plus d'eau douce, le fonctionnement des écosystèmes et des grands courants marins y sont sensibles. C'est le cas pour le Gulf Stream qui a une grande influence sur notre climat en Europe.
« Les données scientifiques indiquent que la montée des eaux pourrait allégrement dépasser un mètre … » a-t-on indiqué à Genève… Pour le coup, les températures pourraient grimper de quatre degrés d'ici à la fin du siècle et menacer jusqu'à un quart de la population mondiale. Sachez que l'augmentation du niveau de la mer variera d'un continent à l'autre, et même d'une ville à l'autre. Dans les pays pauvres, les dégâts devraient être les plus nombreux et faire le plus de victimes. Pensons déjà aux Mélanésiens du Pacifique sud, (Vanuatu, Papouasie Nouvelle guinée…, qui font déjà les frais de la montée des eaux. En Europe certaines mesures devraient être prises pour dés aujourd'hui anticiper et « limiter la casse », type construction de digues spéciales limitant les inondations etc…
Les Pays-Bas dés lors bien compris qu'il été temps d'agir sachant qu'existe aujourd'hui les moyens et la technologie nécessaires à la construction d'édifices desstinés à protéger la population. De plus, dans les grandes mégalopoles des pays pauvres, beaucoup de gens vivent dans les bidonvilles. Ces populations seront les plus vulnérables aux inondations. Nous savons aussi qu'au fil du temps, chaque jour des millions de personnes vont devoir peu à peu quitter leur pays, l'eau salée s'infiltrant déjà à l'intérieur des terres, des îles s'enfonçant peu à peu dans l'eau, de l'eau salée rendant ainsi l'agriculture, seule source d'alimentation avec la pêche de plus en plus difficile. Fréquence Terre s'est déjà fait écho de ce que l'on appelle déjà « les réfugiés climatiques ».
Il semble bien qu'il faille dès à présent que les pays industrialisés se fixent des objectifs beaucoup plus ambitieux pour faire face au réchauffement climatique et agir en citoyen responsable…
Le sommet de Copenhague sur le climat de décembre prochain en sera peut être l'occasion. La machine étant lancée et le processus irréversible, l'objectif, désormais, est de limiter l'ampleur du réchauffement climatique à deux degrés sur l'ensemble du siècle. Car au-delà, il risque d'y avoir des impacts irréversibles.
Fabrice HUBERT
Fréquence Terre
Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.