développement durable agenda 21 énergie renouvelable commerce équitable empreinte écologique podcast Biodiversité Environnement Radio du Monde Actualité Environnement Musique Musiques du Monde Ecologie mp3 Webradio

« Chronique Précédente TOUTES LES CHRONIQUES de L AUTRE FRANCE Chronique Suivante »

LILLE : Les promenades de la Déesse

L AUTRE FRANCE
Chronique du 12-05-2010

Par Pierre GUELFF
PODCAST / RSS / RESEAUX L AUTRE FRANCE
Cette chronique n'est plus
accessible en audio !
PODCAST L AUTRE FRANCE XML RSS L AUTRE FRANCE Utilisez le MirPod

LA CHRONIQUE
Au centre de Lille, on ne peut pas la louper du haut de la colonne qui commémore le siège de la cité par les Autrichiens en 1792. Elle, c'est la « Déesse ».
Dans la main droite, elle tient un boutefeu, bâton muni d'une mèche servant à enflammer la charge d'une bouche à feu (généralement un canon).
De la main gauche, elle montre une inscription à lire sur son socle : « Nous venons de renouveler notre serment d'être fidèles à la Nation, de maintenir la liberté et l'égalité ou de mourir à notre poste. Nous ne sommes pas des parjures », telles furent les courageuses paroles prononcées par le maire de Lille, André, le 29 septembre 1792, refusant de rendre sa ville assiégée (des boulets tirés par des canons sont encore visibles sur les façades de plusieurs maisons proches de la Grand-Place). Cette victoire fut saluée par la Convention Nationale qui proclama que « Lille avait bien mérité de la Patrie ».
Des promenades dites de la « Déesse » proposent de flâner, surtout le nez en l'air, dans une ville agrandie à trois reprises et qui présente (dans le Centre) une architecture du XVIIIe siècle typique d'une hésitation entre le baroque et le maniérisme flamand, précisent les spécialistes.
Une cité coupée en deux à partir de la Grand-Place : d'un côté le Lille piétonnier, de l'autre côté le XXIe siècle d'Euralille.

La capitale des Flandres est fière de quelques personnages originaires de la cité ou résidents dans son giron : Vauban y fut gouverneur sous Louis XIV, Louis Pasteur y fut doyen de la Faculté des Sciences, le général de Gaulle y naquit. Signalons, encore, la présence à Lille des écrivains Marguerite Yourcenar et Jacques Duquesne, des peintres Antoine Watteau et Henri Matisse, des artistes du Septième Art Louis Malle, Jean Piat, Philippe Noiret, Brigitte Fossey, Pierre Richard, Ronny Coutteure, Dany Boon, des chanteurs Line Renaud, Pierre Bachelet, Isabelle Audret…
Deux histoires font également la légende de Lille.
Tout d'abord, celle de Lyderic et Phinaert, les deux géants fondateurs de la ville.
Ainsi, en 620, Salvaert, prince bourguignon, était en fuite vers l'Angleterre accompagné de son épouse Ermengaert. Ils fuyaient une sédition et étaient accompagnés d'une escorte de fidèles.
Le convoi traversa le Bois-sans-Mercy de triste réputation et une embuscade lui fut dressée par le maître-brigand des lieux, Phinaert.
Ermengaert échappa au massacre et se réfugia dans la forêt et, épuisée, elle s'endormit au pied d'un saule et d'une fontaine.
Soudain, la Vierge lui apparut et lui prédit la naissance d'un fils qui vengerait son père.
Ermengaert accoucha, se retrouva prisonnière du bandit, l'enfant, Leyderic, fut alors allaité par une biche et recueilli par un ermite.
Deux décennies passèrent, et Leyderic défia l'assassin de son père dans un combat singulier, remporta ce duel judiciaire et obtint du roi le château du Buc, berceau de la ville de Lille, qui appartenait à son adversaire.
Ermengaert fut libérée et son fils devint le premier prince flamand !

En se promenant dans le Vieux Lille et ses environs, on entend souvent le carillon jouer l'hymne local : « Le P'tit Quinquin », berceuse composée en 1853 par Alexandre Desrousseaux (1820-1892).
Une dizaine d'années après sa mort, un monument fut élevé au square Foch en mémoire du compositeur et pour saluer toute la tendresse, la douceur et le courage des Lilloises dans leur quotidien.
La chansonnette raconte l'histoire émouvante d'une pauvre dentellière du quartier Saint-Sauveur et on voit son coussin de travail, son bébé, qui ne s'endort pas, qui ne cesse de pleurer, et qu'elle berce, à côté du berceau vide.
A l'enterrement d'Alexandre Desrousseaux, le « P'tit Quinquin » servit de marche funèbre et produisit une grande émotion dans la foule.

Pierre Guelff, auteur des deux tomes de « France mystérieuse, insolite et sacrée » aux Editions Jourdan.

En savoir plus...
En savoir plus...
En savoir plus...

                Pierre GUELFF, pour la Rédaction.



Participez à l'info sur Fréquence Terre en donnant votre avis sur cette chronique.

Ajoutez votre commentaire Un pseudo, nom, prénom... :

Votre commentaire :
Je confirme ces données.

I'm a Stupid Spam-Robot


Toutes vos réactions :

Aucun Commentaire pour le moment

« Chronique Précédente TOUTES LES CHRONIQUES de L AUTRE FRANCE Chronique Suivante »

Ils diffusent FREQUENCE TERRE sur le Web
Futura Environnement Créer une Webradio produits écologiques Natura Sciences
Effets de Terre Maison Eco Location vacances Magazine Ecologie
Tchache Chat Féminin Bio Mademoiselle Biotupp
Une Eau Pure Contenu Radio Gratuit Annuaire RSS Les indignés
© FrequenceTerre Tous droits réservés - CONTACT - WEBMASTERS : Raphaël HUE et Olivier FRIGOUT - SIRET : 448 741 967 00013
Les images appartiennent à leurs auteurs respectifs