Le climat au cœur des débats internationaux
À six mois de la conférence de Copenhague qui se doit d'être le rendez vous des grands pays pour qu'ils affichent leurs positions sur la meilleure façon de lutter contre le changement climatique, et où doit être conclu un accord mondial sur le climat, des représentants des 17 principales économies mondiales se sont retrouvés fin mai à Paris pour un « Forum des économies majeures ». Le temps de préparer le rendez vous danois qui pèsera lourd sur l'avenir de la Planète. L'après Kyoto.
La tendance serait à travailler concrètement sur la grande question des émissions de CO2 alors que le patron du GIEC appelle à
développer la technologie de stockage et de captage de ce dernier. Pour lui « les dirigeants de la planète devraient agir rapidement pour faire baisser le coût de telles technologies et permettre leur utilisation sur une plus grande échelle ». Par exemple il deviendrait possible de réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques. La question du financement reste bien sûr posée alors que d'avis de spécialistes, «
la communauté internationale doit prendre des "mesures urgentes" pour lutter contre le réchauffement de la planète car celui-ci est plus rapide que de nombreux scientifiques ne l'avaient prédit. La situation est "très grave et alarmante" ».
Rappelons qu'après Bali, la 15ème conférence sur le climat (COP 15) constitue l'échéance décisive des négociations sur l'après- Kyoto. Saisissant l'occasion, le Danemark rappelle s'être engagé « dans une politique environnementale de grande envergure ». Après avoir ratifié le protocole de Kyoto, qui devrait l'amener à réduire de 21% ses émissions de CO2 par rapport à 1990 pour la période 2008-20012, le gouvernement rappelle aujourd'hui son projet intitulé « Une vision danoise de la Politique Énergétique 2025 », lancée en janvier 2007. Manifestant sa volonté de dépasser l'échéance de 2012, cette stratégie à plus long terme repose sur l'optimisation de l'exploitation de ses importantes ressources d'énergies fossiles (pétrole et gaz). Parallèlement, le pays mise sur la diminution de sa consommation pétrolière (d'au moins 15 %), en augmentant de 30 % la production d'énergie renouvelable d'ici 2025. Pour l'heure, le Danemark ne fait toutefois pas partie des meilleurs élèves européens : il a en effet été classé troisième pays parmi les plus pollueurs d'Europe, juste après la France…
Rendez vous à Copenhague du
7 au 18 décembre prochain, en espérant que cette fois les États-Unis et les pays émergents ne rateront pas l'occasion de faire un geste commun, de prendre des engagements chiffrés et datés, d'une façon cohérente et globale afin de réduire leurs émissions…
Sources :
The Canadian Press, AFP, La Croix, la Chaine verte
Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.