
Trente navigateurs solitaires sont partis, dimanche 9 novembre pour faire le tour du monde en passant par le cap de Bonne-Espérance, en contournant le continent antarctique au sud de l'Australie et enfin le Cap Horn, pour ensuite remonter le plus vite possible jusqu'à la ligne d'arrivée aux Sables d'Olonne en Vendée. Et tout ça, bien sûr, à la voile, en solitaire, sans escale pendant trois mois au moins, et sans aucune assistance technique...Pour y parvenir, les concurrents embarquent de technologie : GPS, radar, radio pour capter les bulletins météo, ordinateur, pilote automatique... tout ça demande de l'énergie. Laquelle est fournie en général par un groupe électrogène qui fonctionne avec du carburant. Les concurrents partent en général avec près de 300 litres de gazole. Mais cette année,
pour la 6e édition du Vendée Globe, deux skippers marquent leurs différences en voulant prouver qu'il est possible de faire un tour du monde utilisant que des énergies propres.
Il s'agit de Yannick Bestaven, ingénieur de formation, qui a mise au point à bord de son bateau « Aquarelle.com », un hydro générateur permettant d'alimenter les batteries du bord grâce à une hélice plongée dans l'eau et tournant avec la seule vitesse du bateau.
Il s'agit aussi de Raphaël Dinelli, qui a déjà parcouru les 3 dernières éditions du Vendée Globe, et avait été sauvé des eaux en 1996 après son chavirage au sud-ouest de l'Australie par le Britannique Pete Goss lors d'une opération héroïque. Raphaël Dinelli est directeur de recherche de la « Fondation Océan Vital ». C'est aussi le nom de son bateau dont l'énergie à bord ne fonctionnera que grâce à des panneaux solaires et une éolienne dernière génération qu'il a mis au point en partenariat avec les entreprises qui soutiennent sa fondation. Bon vent et bonne chance !
Autre sujet de la semaine :
C'est une vidéo, accessible sur le site de YouTube sur internet. Elle montre un
massacre de dauphins. Des cétacés sont rabattus par centaines dans une baie le long de la côte, poussés par des hors-bords. Sur la plage, une foule assiste à la scène. Une foule en délire avec des adultes et des enfants... Les adultes vont se jeter sur leur proie, des dauphins, épuisés et terrifiés, qu'ils vont harponner, et saigner au couteau à vif... On entend l'agonie des bêtes. L'eau devient rouge. Quant aux enfants, ils viennent se baigner aux milieux des petits cétacés agonisants et hurlants. Comme si c'était une fête ! Ces images sont terribles, insoutenables... et c'est en Europe que cela se passe... Cette barbarie a été filmée
aux îles Féroé, des îles situées entre l'Ecosse et l'Islande, qui sont sous la juridiction du Danemark. Chaque année quelque 1500 dauphins sont ainsi massacrés avec la plus grande cruauté et la plus grande violence qui soit. Par « tradition »... une tradition qui date du temps des Vikings.
Mais comment peut-on, au XXIème siècle, accepter une telle barbarie ? Une campagne de protestation va être lancée par l'association Réseau Cétacés. Pour en savoir plus rendez-vous sur leur site internet.
Et enfin, un
hommage à Jacques Piccard décédé samedi 1er novembre, à 86 ans. Cet explorateur suisse été descendu en 1960 à une profondeur de moins 10.000 mètres au fond de la fosse des Mariannes dans le Pacifique. Grâce à son sous-marin bathyscaphe « le Trieste » Un record jamais battu. Au fond de l'abysse, il aperçut une, puis deux crevettes, ainsi qu'un poisson plat d'espèce inconnue de trente centimètres de long. La vie existait donc, et même en abondance au fond des mers. Là où on ne s'y attendait pas. Cette découverte allait entrainer l'abandon des fosses océaniques comme poubelles à déchets nucléaires…
Le site de Raphaël Danelli
Le site Yannick Bestaven
Hommage à Jacques Piccard
contre le massacre des dauphins
Matthieu d\'Hauthuille, pour la Rédaction.