« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff. C'est écrit en quatrième de couverture de l'ouvrage de Sébastien Fritsch «
Invitation pour la petite fille qui parle au vent » publié aux Editions "Fin mars, début avril" (déjà tout un programme en soi !) :
«
Chaque âge a ses questions, ses inquiétudes, ses joies et ses blessures, ses hésitations et ses certitudes. De Paris à Nancy, des bidonvilles kenyans aux portes du Mercantour, des années 1950 à aujourd'hui, cet ouvrage évoque celles d'un homme ordinaire, un médecin légiste, et de son entourage… »
Et, dès les premières pages, cela commence fort, très fort, avec Thomas – le futur médecin légiste – qui se rend dans une bijouterie avec deux scalpels, des ciseaux à bouts ronds, des lames effilées, des gants en latex, des pinces…
On devine la tête de la vendeuse lorsqu'il déballe le tout. Mais, avec Sébastien Fritsch – dont il fut déjà question dans cette rubrique avec son livre «
Le sixième crime » -, cette entrée en matière ne surprend pas.
Du suspense, certes, qui est le label de l'auteur («
Un architecte de l'intrigue », en somme), mais également une analyse pointue des personnages et des situations pour chapeauter l'originalité du thème.
Une originalité au point que ledit Thomas a lu avec plaisir le manuscrit d'un roman dont l'éditeur lui attribuait l'écriture. Or, il n'en était rien !
Et, fait troublant, Thomas réalisa que toutes les histoires qui s'enchevêtraient avec maestria au fil de ces centaines de pages, c'était lui-même !
Lui, devenu médecin légiste au CHU de Nancy et un honorable père de famille.
Amour et mort, passion et défi J'ai extrait quelques passages pour mieux illustrer mon propos :
- «
Dire je t'aime, c'est dire : je veux mourir avec toi ? »
- «
Il pensait d'ailleurs tellement à elle qu'il ne pensait même plus à lui. »
- «
La vie fait ce qu'elle peut avec ce qu'on lui donne. »
- «
Quand on n'a plus de mots pour convaincre ou quand les faits semblent contredire les mots, c'est l'amour qui tient lieu de certitude. »
- «
Les meubles, témoins inertes de nos jours, sont des livres d'enfance. Il faut savoir les regarder avec l'envie de lire. »
Eh bien, ce livre donne surtout envie de connaître le dénouement et d'en savoir davantage sur son auteur :
«
Editer moi-même ce quatrième roman est un défi et j'aime ça. Ce qui est appréciable aussi, c'est que je trouve de nouveaux relais pour la diffusion grâce à la lecture des trois premiers chapitres sur le site de la maison d'édition. Quant aux projets, j'attends de m'être détaché des personnages de ce roman avant de me plonger dans un nouveau manuscrit… »
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.