
Du 1er au 7 avril se déroule la semaine du développement durable. De multiples associations, communes et organismes sont associés à cet événement ayant pour but de sensibiliser un maximum de personnes à l'importance de protéger notre environnement. Expositions, festivals, conférences et autres animations vont ainsi se succéder dans toute la France. L'occasion de se rendre compte que le développement durable ce n'est pas seulement l'installation de champs d'éoliennes, l'accroissement du nombre de panneaux solaires et, d'une manière générale, ce qui peut être entrepris par l'Etat, mais aussi tous les gestes que nous pouvons accomplir dans notre quotidien.
Ainsi, tous ceux qui ont la chance d'avoir un jardin doivent savoir qu'ils jouent un rôle dans le développement et surtout la préservation de la biodiversité. Depuis que l'homme a commencé à utiliser de façon systématique les pesticides, pour éliminer des créatures qu'il juge nuisible à la santé de ses récoltes, les dégâts se révèlent très importants. Toutes les études menées récemment montrent que le nombre d'insectes est en diminution, ce qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la planète.
Il ne faudrait pas croire en effet que les insectes ne sont que de petites créatures dont le seul but est d'embêter des humains qui se disent que sans ces satanés bestioles la vie serait plus agréable. Sans cette incroyable faune qui fourmille aux quatre coins de la planète, il n'y aurait tout simplement pas de vie possible. Tout comme les plantes, les insectes sont à la base de la chaîne alimentaire et leur disparition entraînerait, par un effet domino, celle de l'ensemble des animaux. Même les herbivores n'y survivraient pas puisqu'ils dépendent souvent entièrement de ces petites bêtes qui pollinisent les plantes, à commencer par les abeilles (photo ci-contre) et papillons.
La France détient le triste record du pays qui utilise le plus de pesticides en Europe et les propriétaires de jardins emploient à eux seuls 8% des produits toxiques déversés dans la nature. Certes, il n'est pas agréable de voir des pucerons envahir ses rosiers ou de constater que des chenilles dévorent ses légumes. Pour autant, il n'est pas forcément utile de recourir à des armes chimiques aux effets dévastateurs et incontrôlés, que ce soit pour des insectes et des animaux qui n'étaient pas visés à l'origine, voire pour les personnes qui risquent d'ingérer des quantités plus ou moins importantes de produits nocifs.

Plutôt que de vouloir exterminer les insectes, il peut se révéler beaucoup plus profitable de jardiner avec leur aide. Il est de plus en plus facile de se procurer des auxiliaires qui viendront détruire les populations de nuisibles qui endommagent votre potager. Outre les célèbres larves de coccinelles (photo ci-dessus) et leur fabuleux appétit pour les pucerons, des mouches, des guèpes et des vers peuvent également être achetés et disséminés à des endroits stratégiques pour accomplir leur devoir. Une façon particulièrement écologique de jardiner, qui permet de préserver et d'accroître la biodiversité naturelle.
Jardiner durable, ce n'est pas qu'une vue de l'esprit, c'est également un geste fort en direction de la nature et une nécessité de plus en plus grande au fur et à mesure que notre environnement se dégrade. Apprenez à connaître les insectes et animaux qui peuplent votre jardin et leur rôle avant de décider de les éliminer. N'hésitez pas non plus à vous renseigner auprès des nombreuses associations écologiques qui existent aujourd'hui et qui se feront un plaisir de vous aider à choisir la méthode la plus adaptée à vos besoins pour que votre jardin devienne bio et plus florissant que jamais.
Vincent Armillon, pour la Rédaction.