Les ¾ de la Mauritanie sont désertiques. Les routes de la capitale sont loin d'être toutes goudronnées, les voitures envahissent les rues sablonneuses où il n'est pas rare de voir une voiture en panne ou ensablée. L'eau n'est pas courante dans tous les quartiers de Nouakchott et le réseau national d'électricité s'arrête à 50 kms de la capitale. Tout reste à construire dans ce pays qui se relève de 20 ans de dictature et qui est sorti son gouvernement de transition n'y a que quelques mois seulement. Côté énergie, le plus gros problème reste la gestion inexistante du bois exploité de façon anarchique et à grande échelle par les « industries » de carbonisation. Car ici, notamment à Nouakchott la cuisson ne se fait pas au bois mais au charbon de bois. Des foyers améliorés à charbon voient le jour et des campagnes de sensibilisation et de vulgarisation auprès des industries de transformation s'avèrent indispensables mais sans aucuns moyens financiers, c'est très difficile ! Des alternatives énergétiques existent et les volontés également. |
Les projets et les ONG fleurissent et certains d'entre eux aboutissent, la plus grande difficulté semble être l'implication des habitants dans la société civile, des habitants qui ont pris l'habitude d'un état qui dirige tout et qui fait tout (sans aucune concertation avec la société civile). Concernant notre bilan carbone, tout va changer également !! Il est impossible d'éviter les 4x4 lorsque l'on veut prendre les pistes ou les chemins sablonneux des villages reculés. Et bien que l'on puisse monter à 20 dedans (ce sont des pick up), les consommations ne sont plus celles du Maroc. Idem pour l'alimentation issue pour la majorité de la consommation industrielle ou semi industrielle et quasi totalement importée.
nathalie-fabien, pour la Rédaction. |