La Réserve de biosphère est une désignation internationale de conservation des réserves naturelles créée par l'UNESCO. Pour un rapide petit historique, c'est en 1976 que les premières "réserves de biosphère" sont désignées. A cette époque, elles sont exclusivement consacrées à la recherche. Il faudra attendre 1996, pour que soient définies les principes généraux de fonctionnement des réserves de biosphère. On s'oriente alors vers une conception bien plus large des réserves ou l'enjeu est véritablement de concilier à la fois la conservation des espèces végétales et animales et le maintient d'activités humaines et l'utilisation des ressources.
Pour une meilleure intégration au sein des territoires, les réserves de biosphère sont organisées en 3 types de zones qui forment grosso modo des cercles concentriques
Les zones centrales sont le coeur des réserves de biosphère soumis à un niveau de protection maximum. Les zones tampon entourent les zones centrales, les activités qui y sont développées restent compatibles avec les principes écologiques. Enfin les zones externes offrent le plus grand potentiel de développement et le plus grande souplesse.
A des niveaux d'exigence différents, les objectifs consistent donc à préserver la biodiversité tout en améliorant la vie des populations. L'idée est de trouver un équilibre entre les impératifs de conservation de la biodiversité et le maintien d'activités telle que la sylviculture, pêche, la chasse. Les réserves doivent donc avoir un rôle positif dans le développement économique et social tout en respectant la nature et la culture locale. Idéalement, les populations doivent prendre une part active à la gestion de leurs territoires. Enfin, plus qu'ailleurs, une importance particulière est accordée à la recherche, aux études et à l'observation.
Aujourd'hui le réseau national des réserves de biosphère présente une grande diversité géographique, écologique, sociale et culturelle. Il présente aussi des réalités variables d'un site à l'autre car les réserves de biosphère ne font pas l'objet d'une convention internationale et restent placés sous la juridiction souveraine des États où ils sont situés.
En france par exemple, le réseau des réserves de biosphère établi progressivement depuis 1977, compte aujourd'hui dix sites dont font partie l'Archipel de la Guadeloupe, la Mer d'Iroise, Fontainebleau, ou encore les Vosges du Nord.
Tout récemment le Conseil international de coordination du Programme a ajouté 13 nouveaux sites et cinq extensions, au Réseau mondial de réserves de biosphère. ce réseau mondial compte désormais plus de 500 sites répartis dans 109 pays. Pour la première fois, des réserves ont été désignées en Ethiopie et au Zimbabwe. Le Royaume-Uni et la Suède ont décidé pour leur part de retirer deux sites du Réseau mondial ceux de Taynish et du Lac Torne.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.