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Condamnées à la disparition, les ampoules traditionnelles à incandescence sont peu à peu remplacées par les ampoules à basse consommation. Si le coût de fonctionnement des ampoules basse consommation est plus faible, le prix d'achat est trois à sept fois supérieur. La Ville de Paris a donc décidé de proposer aux ménages de la ville les plus modestes un échange d'ampoules. 300 000 basse consommation devraient être distribuées permettant de réaliser une économie de près de 20 GWh/an soit l'équivalent de 1 600 tonnes de CO2/an.
Par un arrêt du 24 mai dernier, le Conseil d'Etat a annulé la décision concernant l'autorisation d'expérimentation de maïs transgéniques à Bourgoin-Jallieu, en Isère. Le Conseil d'Etat a pointé le manque de transparence et d'informations quant à la localisation exacte des parcelles concernées. Même la Commission du Génie Biomoléculaire, l'organisme chargé d'assister le ministre avant sa décision, ne disposait pas, des informations nécessaires pour apprécier les risques d'une éventuelle dissémination…
Mesure-phare du Pacte écologique de la Fondation Nicolas Hulot, la taxe carbone est restée en suspens depuis son inscription de principe dans le Grenelle de l'environnement. La récente conférence d'experts a rendu possible l'entrée de la taxe carbone dans la loi de finances 2010. L'objectif de cette taxe est de stabiliser le prix du carbone à un niveau suffisamment élevé pour encourager le recours à d'autres énergies. Ce prix a été fixé à 32 euros la tonne sur la base d'un compromis entre ONG environnementales, administration, syndicats et entreprises. Mais ce prix a vocation à augmenter de 5% par an pour atteindre 56 euros en 2020 et 200 euros en 2050. Selon le Réseau action climat (RAC), ces valeurs constituent un minimum. La France étant un des pays d'Europe les moins soumis à la fiscalité environnementale, cette taxe qui devrait rapporter 9 milliards d'euros constitue un bon début.
A quelques mois du sommet de Copenhague, les dirigeants des 8 pays les plus riches du monde se sont accordés sur l'idée de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés. Les pays les plus riches habités par 13% de la population mondiale sont responsables de 40% des émissions de gaz à effet de serre. Un Américain émet en moyenne 24 tonnes de CO2 contre une seule tonne pour un Indien. C'est pourquoi le débat sur les efforts de réduction se complique avec les pays émergents. Pour eux, il est indispensable de faire peser la majorité de l'effort sur les pays riches. Dans ce contexte les discussions qui devront déboucher sur un accord en décembre à copenhague s'annoncent difficiles.
Au même moment à Paris un iceberg artificiel géant flottant à la surface de la Seine a été installé pour rappeler au président Sarkozy et à ses confrères l'ampleur de la menace. Organisée par Greenpeace, cette manifestation est destinée à sensibiliser les citoyens invités à signer un "ultimatum climatique" sur le site internet de l'association.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.