Angers, Nantes ou Lille restent, elles, entre 30 et 40 %, en baisse même par rapport à 2006, date de la précédente enquête.
A l'inverse,
l'UFC décerne ses bons points à Chambéry, Clermont-Ferrand, Annecy ou encore Grenoble, qui présentent des prix assez proches du calcul de coût de l'association.
L'étude de
l'UFC met en évidence les différences de profits faits entre les sociétés privées, délégataires de la gestion des eaux, et les régies municipales. Sans toutefois en faire une généralité, il apparaît que les régies s'en sortent mieux que la délégation privée, même si
certaines régies ne sont pas exemptes de critiques. Les résultats de cette enquête sont évidemment pondérés par les sociétés privées qui dénoncent la méthode de calcul qui ferait abstraction des paramètres locaux.
L'UFC affirme de son coté avoir réalisé cette étude à partir de données du ministère de l'Ecologie ou des agences de l'eau et non des syndicats eux-mêmes. La qualité de l'eau, la densité du territoire desservi, ou encore les subventions particulières attribuées aux syndicats ont été pris en compte dans le comparatif.
Forte de ses résultats,
l'UFC en appelle donc aux élus locaux pour envisager un retour en régie municipale lors de la renégociation des contrats avec les délégataires de service.
La menace de ce retour reste en effet pour l'association, le seul moyen de faire jouer la concurrence.
L'exemple de Lyon est probant… La capitale rhodanienne vient en effet d'obtenir une baisse de 16% du montant de la facture pour les usagers, et ce dès 2008. Après 12 mois de négociations acharnées, Véolia a consenti de diminuer de 28 centimes le prix du mètre cube d'eau. Un effort qui oblige le marchand d'eau à faire passer sa marge bénéficiaire de 20% à 8%.
L'autre exemple de volonté de se réapproprier l'eau vient de Paris.