Une réalité qui pourrait bien être remise en cause d'une façon bien plus soudaine que l'on peut le penser : une crise pétrolière pourrait se produire d'ici à 2012. Vous avez bien lu, je vous parle des 4 années à venir. Une date butoir que l'Agence internationale de l'énergie a glissé dans un rapport alarmiste publié le 9 juillet dernier. Le plus étonnant est que cette info n'a fait la Une d'aucun journal, laissant ainsi les populations dans l'ignorance de ce qui pourrait provoquer une déstabilisation économique mondiale sans précédent. Ce rapport s'appuie sur une réévaluation à la hausse de la demande mondiale, induite par l'accélération de la croissance en Asie et au Moyen-Orient, la Chine et l'Inde étant de plus en plus demandeurs en énergies. Il s'appuie également sur la prise en compte de la capacité de production des pays de l'OPEP, dont il semble qu'elle ait été surévaluée, et ceci pour des raisons géopolitiques, mais également pour maintenir les quotas de production à un haut niveau. Même si atteindre le pic de production de pétrole ne signifie pas « plus de pétrole », cela n'exclut pas une pénurie provoquée par une demande trop forte. En effet, lorsque l'offre ne pourra plus répondre à la demande, un choc pétrolier sans précédent se produira, plongeant l'économie mondiale dans une crise majeure. |

Aujourd'hui l'ensemble de l'économie est dépendant du pétrole, en terme de production comme d'échanges commerciaux. Déjà, une nouvelle forme de nationalisme, dit "nationalisme énergétique", émerge, comme en Russie ou encore au Venezuela, amplifiant encore les tensions sur le marché de l'or noir. Les compagnies pétrolières, quant à elles, restent relativement confiantes, considérant que le pic de production devrait intervenir entre 2020 et 2030, et s'appuient d'une part sur le développement de nouvelles technologies d'exploration et de production et, d'autre part, sur l'utilisation de sources non conventionnelles de pétrole comme les schistes et les sables bitumineux, l'exploration sous-marine, ou encore la transformation du charbon en carburant liquide. Alors ? Choc pétrolier dans 4 ans, oui ou non ? Une chose est sûre, un baril à 100 dollars aujourd'hui n'a rien d'anodin, et il y a fort à parier que, vraisemblablement, cette cotation historique ne soit que le premier palier d'une longue ascension. olivier, pour la Rédaction. |