
Rabelais a vécu à Metz. Humaniste notoire, il lutta pour la libre pensée, parfois par le rire grinçant.
Médecin, religieux, écrivain, l'auteur de «
Pantagruel » et de «
Gargantua » eut une vie assez mouvementée.
Ainsi, son arrivée au monde à Chinon fit déjà parler de lui puisque les registres paroissiaux ayant été détruits à la Révolution, on ne sait s'il naquit en 1483, 1489 ou 1494.
En revanche, ce que l'on sait, c'est qu'il devint moine, puis ecclésiastique vivant en concubinage, qu'il fut aussi le père de deux enfants, qu'il fit des études de médecine, fut nommé docteur à Lyon, puis, en 1532, publia «
Pantagruel » dont le titre complet est «
Les horribles et épouvantables faits et prouesses du très renommé Pantagruel Roi des Dipsodes, fils du Grand Géant Gargantua ».
Est-ce la renommée de l'auteur qui fit que le pape consentit à absoudre Rabelais de son renoncement à la religion ?
Il est vrai que, dans l'un de ses textes, Rabelais décrivit l'histoire du dragon de Metz, celui qui avait les yeux plus grands que le ventre et la tête plus grosse que tout le reste du corps, qui possédait également des mâchoires horribles…
Ce dragon causait d'énormes souffrances et décima la population, jusqu'au moment où saint Clément le terrassa, d'où, peut-être la clémence du pape à l'égard de Rabelais compte tenu de la relation de ce haut fait favorable à l'image de marque de l'Eglise.
Aujourd'hui encore, certains Messins disent que la gare bâtie à l'endroit de l'affrontement entre le dragon et saint Clément cache dans ses tuiles des écailles du monstre alors qu'à la cathédrale Saint-Etienne on retrouve l'effigie du monstre dans la crypte, tout comme sur le blason du FC Metz (photo Wikipedia), d'ailleurs !
Pierre Guelff, auteur des deux ouvrages « France Mystérieuse » aux Editions Jourdan en collaboration avec les PUF et UD-Flammarion.
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.