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Pollution sonore : nocive pour la santé.

SCIENCES ET NATURE
Chronique du 15-08-2008

Par Olivier FRIGOUT
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LA CHRONIQUE
Le journal du CNRS propose dans son numéro de janvier une enquête sur l'une des pollutions les plus insidieuses et pourtant des plus répandues : le bruit. Un très bon dossier qui présente les derniers travaux en matière d'évaluation, de qualification et de gestion des sons qui nous entourent, et montre combien le bruit est nocif pour la santé.
L'occasion est trop belle pour Fréquence Terre, émettrice de sons, de rappeler ce qu'est le bruit et quels dangers il représente.
Le bruit est, selon le dictionnaire, un ensemble de sons sans harmonie. Par cette dysharmonie, il va conduire à une gêne qui augmentera avec son niveau. Un niveau qui s'exprime en décibels, dont l'échelle logarithmique est trompeuse : le doublement du niveau sonore se traduit par une augmentation de 3 décibels.
Ainsi, jusqu'à 30 décibels, nous avons la sensation d'une ambiance calme, à partir de 60 décibels, nous commençons à être gênés, au delà de 85, les bruits deviennent nocifs, dangereux à 100 et douloureux au delà de 120. A titre d'exemple, le bruit d'une conversation à un mètre équivaut à environ 55 dB, celui d'une rue animée à 70 dB, d'une piscine couverte à 85 dB, d'un avion passant à 300 mètres à 90 dB et d'un concert de Rock à 110 dB.
Le bruit devient ainsi rapidement un élément de notre vie quotidienne, ce qui explique pourquoi 54% des français se déclarent gênés par le bruit alentour à leur domicile. L'environnement professionnel n'est pas mieux loti, puisque 3 millions d'actifs y seraient exposés.
Transports, travaux publics, usines, mais aussi incivismes sont les causes principales de ce qui prend la forme aujourd'hui d'un problème de santé publique que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met désormais au premier plan. Car le bruit ne conduit pas uniquement à des drames comme celui qui a coûté la vie à un jeune homme dans une cité de Limoges. Surdité, acouphènes, les troubles de l'audition nous concernent de plus en plus tôt, un jeune sur trois en souffrant aujourd'hui dans la population française. Baladeurs MP3 et concerts de rock se complètent dans la dégradation du système auditif, dans le cadre d'une législation que les chercheurs comprennent difficilement. 100 décibels pour les baladeurs et 105 pour les discothèques, ces seuils semblent selon eux insuffisants notamment pour des écoutes prolongées.
La dégradation de l'audition n'est que la partie visible de l'iceberg. Le bruit agit sur notre comportement et nos performances.
Il a été montré en effet que le bruit peut compromettre l'exécution de tâches cognitives. La lecture, l'attention, la résolution de problèmes et la mémorisation sont parmi les activités cognitives les plus fortement affectées. Un bruit soudain peut entraîner des réactions négatives provoquées par la peur. Un bruit de fond compromet la perception du langage si l'écart entre le son de la voix et le bruit de fond est inférieur à 15 dB.
Il apparaît également qu'au delà de 80 dB, le bruit réduit les comportements de solidarité et augmente également l'agressivité chez les individus qui y sont prédisposés. Des niveaux élevés de bruit chronique contribuent également à créer un sentiment d'abandon chez les enfants.
Quant au sommeil, il commence à être perturbé à partir d'un bruit de fond d'environ 30 dB. Les bruits intermittents sont d'autant plus gênants que leur intensité est élevée.

Fatigue, stress, troubles auditifs, le bruit est incontestablement un problème de santé publique inhérent à la modernité. Matériaux anti-bruits, qualité des constructions, renforcement de la législation et de son application, les parades sont nombreuses et en constante évolution, mais rien ne remplacera l'esprit civique qui doit conduire chacun d'entre-nous à réduire les nuisances sonores qu'il occasionne et qui perturbent parfois gravement le quotidien de nos concitoyens. Alors, pour commencer, rappelons-nous que l'usage de l'avertisseur sonore est interdit sauf pour signaler un danger imminent.

Le journal du CNRS : n°204

                Olivier FRIGOUT, pour la Rédaction.



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DE SOUSA a écrit le 28-02-2007 : Je souhaiterais soumettre mon cas qui est semblable à des centaines de personnes voisines. J'habite à Mantes la Jolie devant la rocade départementale D983 et la voie d'engagement pour la D983. Le bruit est insupportable au point que je n'ouvre presque jamais les fenêtres !!! avec la pluie le son est amplifié ! Je ne supporte plus ces voitures qui passent à toute allure à moins de 40 mètres des zones d'habitations.Je ne remarque aucun voisin parler à l'extétieur, les gens se cofinent directement à leur domicile et les fenêtres sont toujours fermées. Cela fait 4 mois que je demeure à cet endroit et je trouvais les personnes peu souriantes et froides...Je comprends maintenant mieux ! Moi, aussi, je remarque que je ne parle que du bruit et cela en devient insupportable ! Je ne pense pas y vivre dans ces conditions plus longtemps à moins que la municipalité décide d'ériger un mur anti-bruits. Je souhaiterais que l'on m'indique les démarches à réaliser pour arriver à mon but et que pour enfin la sérennité se lise sur nos visages !

Alex a écrit le 15-08-2008 : Bonjour, je suis élève ingénieur en acoustique industrielle et je souhaiterais attirer l'attention sur un fait : les bureaux d'études font de plus en plus attention au niveau sonore des produits qu'ils créent. Ce n'est sans doute pas encore assez mais c'est un premier pas. Mais il ne faut perdre de vue que les industriels répondent aux besoins des consomateurs. Il faut donc mettre ne exergue ce besoin. Enfin il ne faut pas oublier que si les autres font du bruit nous en faisons aussi. Le problème se résume donc en un seul mot : CIVISME !

jean-louis a écrit le 17-08-2008 : bonjour.des bruits peuvent etre evités ex.les cyclomoteurs avec leurs silencieux trafiqués.!!il faut simplement appliquer la loi.!!! le civisme tres bien mais il faut savoir le faire respecter.....


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