
C'est l'histoire d'un homme, Paul Watson, né il y a presque 60 ans, dans un village de pêcheurs de la côte est du Canada, et qui se bat depuis plus 30 ans pour la défense des baleines et l'ensemble des animaux marins menacés de disparition.
En France, Paul Watson est encore peu connu.
Son organisation la Sea shepherd, ne compte que quelque centaine de membres contre 35 000 ailleurs dans le monde.
C'est pourtant lui qui avait sollicité Brigitte Bardot pour dénoncer la cruauté de la chasse aux bébés phoques dès les années 70.
Lors de sa dernière conférence de presse à Paris, Paul Watson, a annoncé qu'il envisageait une opération en Méditerranée prochainement pour tenter de faire respecter les quotas de pêche notamment pour le thon rouge.
A cette occasion, il a aussi affirmé que si l'on ne voulait pas que les poissons disparaissent d'ici deux décennies, il fallait arrêter d'en manger, tout simplement. Quitte à faire comme lui : il est devenu végétarien. «
La nourriture végétarienne, explique-t-il,
c'est meilleur pour la santé et c'est mieux pour la planète.»
Pour ses adversaires, Paul Watson est un «
éco-terroriste ».
Il est vrai qu'il n'a pas hésité à coulé pas moins de 9 navires de pêche islandais ou norvégiens qui chassaient illégalement la baleine.
Encore récemment, il n'a pas hésité à « éperonner », autrement dit à percuter avec son bateau des baleiniers japonais qui, pour des raisons soi-disant « scientifiques », continent encore à chasser la baleine, alors que l'espèce est en voie d'extinction et qu'un moratoire international interdit son commerce depuis 1986.
Les «
éco-terroristes...ce n'est pas nous » explique-t-il, mais ceux qui commettent «
des actes de terreurs envers la planète ».
La Sea Shepherd n'est pas une organisation de protestation comme les autres.
«
Nous, nous intervenons – directement- contre les opérations illégales.
En agissant de la sorte, nous sommes en concordance avec la Charte mondiale pour la Nature des Nations Unies qui autorise et, même incite, les ONG et les individus à faire appliquer les lois. Et c'est ce que nous faisons depuis 1977. »
Depuis 32 ans, Paul Watson a détruit plusieurs millions de dollars d'équipement illégaux de pêche, sans jamais avoir été inculpé pour aucun crime ou délit… «
parce que nos adversaires, précise-t-il sont des « criminels, et le dernier endroit où ils veulent se retrouver, c'est bien dans une cour de justice ».
Et, il ajoute : «
durant notre histoire, nous n'avons jamais blessé une seule personne. Et aucun membre de notre équipage n'a été blessé, même si certaines campagnes ont été très dangereuses ».
En effet, l'année dernière, Paul Watson s'est fait tiré dessus, il mais a survécu grâce à son gilet par balles.
"
En 60 ans, explique-t-il,
plus d'espèces auront disparu que durant les 65 millions d'années qui viennent de s'écouler.
Nous faisons face à la 6ème extinction massive des espèces, mais cette fois, ce n'est pas un météore, mais l'Homme qui est à l'origine de ce phénomène."
Pour mener ses actions, l'association Sea Shepherd a besoin de fonds. Sachez qu'elle n'est soutenue que par des dons… privés.
seashepherd.fr
Matthieu d\'Hauthuille, pour la Rédaction.