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Une autre mondialisation - Publiée le 16-05-2006
PODCAST/RSS ENERGIE
LA CHRONIQUE
UNE AUTRE MONDIALISATION
Toute agression de l'homme sur la nature se traduit par une agression de la nature sur l'homme (inondations dues à la déforestation, pollution des eaux de boisson due à une utilisation inconsidérée d'engrais et de produits chimiques divers, fragilisation des cultures agricoles due à une sélection et une réduction excessive des espèces cultivées, mutation de virus dus à certaines erreurs humaines, etc.)
Le coût de la lutte contre ces agressions de la nature est déjà énorme (déséquilibre économique dus à l'importance croissante des soins médicaux, pertes de vies humaines, coûts exorbitants de la recherche pour lutter contre ces nouveaux fléaux, etc.)
Au plan mondial, ces coûts vont devenir très vite insupportables (ils le sont déjà pour les pays pauvres) Il est donc bien temps pour l'homme de revoir sa copie en terme de gestion de la planète.
C'est sans doute ce message que veulent nous adresser les anti-mondialisation.
Mais il ne faudrait pas qu'à l'égoïsme des trusts financiers mondiaux succède un égoïsme des états souhaitant se replier sur eux même.
A l'agression mondiale dont est victime la nature doit répondre une politique mondiale de préservation de notre planète et de la vie sur Terre.
C'est un accord de tous les états dont nous avons besoin pour sauver la planète. C'est donc bien une politique mondiale certes mais qui n'a rien à voir avec la politique financière mondiale qui ne s'intéresse qu'aux profits financiers.
Qu'il soit économique ou écologique, il n'y a pas d'accord possible si ce n'est un accord mondial.
Les anti-mondialisation eux aussi devraient y réfléchir et peut-être modifier leur slogan que nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas bien comprendre.
François MAUGIS – Président de l'Association Energie Environnement – http://assee.free.fr
francois
, pour la Rédaction.
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Odinot
a écrit : Penser autrement Réflexions d’un citoyen du monde sur l’essentiel Où sommes nous ? Nous évoluons sur une planète privilégiée perdue dans un univers hostile fait de roches, de gaz, de particules, et soumis à des températures extrêmes. Cet univers a-t-il été conçu ou non par un dieu « créateur » ? Personne ne peut apporter à ce sujet de réponse pertinente. Le problème religieux doit donc se cantonner au niveau de la conscience individuelle et non collective. La vie a envahi la terre ; trois règnes s’y côtoient : l’animal, le végétal, et le minéral. Mais au cours de ces deux derniers siècles, un animal : l’homme, a pris le contrôle de l’ensemble, or, visiblement la situation lui échappe, et il ne sait comment gérer cette planète dont il s’est arrogé la propriété. En voici quelques raisons : Une trop rapide augmentation de la population, multipliée par six en deux siècles, appelait de profondes transformations sociales, mentales, économiques et d’infrastructures sans communes mesures avec les moyens disponibles et les politiques suivies durant la même période. En même temps que le nombre de bras augmente les besoins en main d’œuvre diminuent, du fait de la mécanisation, de la robotisation et de la course à la productivité. Une fraction non négligeable de la population, ne dispose pas de moyens d’existence décents, tandis qu’une infime minorité accumule des richesses de façon démesurée. L’homme, excelle dans les sciences, et la production, mais il est totalement dépassé aux plans: politique, économique et même philosophique. Arrêtons là le constat, et donnons-nous comme objectif d’imaginer un type de société ou l’humanité toute entière trouve sa cohésion et gère « en bon père de famille », l’ensemble de la planète Comme nous le constaterons ci-dessous, c’est une utopie techniquement réalisable, mais mentalement impossible car nous avons des difficultés à abandonner nos repères habituels Quatre questions essentielles pour le devenir de l’humanité 1/ - Population : Combien d’hommes la planète peut-elle accueillir sans mettre en cause les équilibres naturels 2/ - Moyens d’existence : Comment permettre à chaque individu de se nourrir d’être protégé soigné, éduqué tout au long de sa vie 3/ - Sécurité : Comment assurer la sécurité collective et individuelle 4/ - Environnement : Comment laisser à nos successeurs une planète non épuisée ou dégradée) Voici les réponses que j’entrevois au plan « technique » Gouvernance mondiale Confier à un gouvernement mondial, (émanant d’une ONU redéfinie) les grandes orientations de l’humanité Ce gouvernement disposerait de deux atouts majeurs : d’une monnaie unique et d’une armée mondiale constituée de l’ensemble des armées nationales Il serait le garant des droits de l’humanité, des droits de l’homme, et du droit au travail pour tous (Prévoir une organisation de ce pouvoir excluant toute dérive dictatoriale) 1 / - Population Nous savons calculer la population globale admissible en fonction des ressources planétaires et du niveau de vie Par exemple actuellement(1,2 milliards d’habitants peuvent vivre comme un américain moyen, ou 33,6 milliards comme dans les pays les plus pauvres) Nous sommes 6,5 milliards d’hommes sur terre et ce chiffre s’accroît d’un milliard tous les douze ans Une politique contraignante de limitation des naissances permettrait de réguler ce « paramètre » en posant comme donnée fondamentale qu’il est préférable d’éviter une naissance que de tuer un être humain par la sélection naturelle, la misère ou la guerre Limiter les naissances : on sait faire 2 / - Moyens d’existence Le développement des techniques et plus particulièrement de la robotisation laisse de plus en plus de monde en dehors du circuit traditionnel du travail. Parallèlement une quantité énorme de taches utiles, ne sont pas accomplies, car elles apparaissent contre-productives Or, dans le droit de l’humanité figure un droit au travail pour tous. La solution consiste à concevoir une société à deux vitesses et un financement adapté : - Un circuit traditionnel du travail soumis aux critères habituels de rentabilité. (Sans commentaires) - Un circuit social chargé de proposer obligatoirement un emploi à tous ceux qui n’ont pu s’intégrer ou se maintenir dans le circuit traditionnel, il est financé par la planche à billets mondiale.(Voir ci-dessous) Les tâches susceptibles d’être réalisées dans ce second circuit sont innombrables, en voici quelques exemples : (surveillance et soins aux personnes âgées, aux enfants, aux infirmes, amélioration du cadre de vie dans un quartier, une ville, un pays, entretien des forêts, reboisement, formation des adultes, lutte contre la désertification, soutien scolaire, actions citoyennes, etc., etc.) Des critères de rentabilité doivent être pris en compte dans ce second secteur afin que tout salaire versé corresponde à un travail effectif, utile et de qualité. Les négligences sont sanctionnées par une mise à pied temporaire et sans salaire. Tout travail procurant un pouvoir d’achat, le secteur concurrentiel s’en trouve dynamisé. Concrètement : les salaires sont plus attractifs dans le premier circuit que dans le second. Chacun trouve néanmoins, un emploi correspondant à ses mérites et motivations et peut passer d’un secteur à l’autre. Financement du secteur non concurrentiel : Le gouvernement mondial a la maîtrise de la monnaie unique. Celle-ci ne peut donc s’apprécier ou, se déprécier par rapport à aucune autre. Il convient seulement de conserver un équilibre entre le montant global de la monnaie émise et le volume total des biens et services proposés. Cela est rendu possible grâce à un circuit court de la monnaie. En résumé, le gouvernement mondial édite de la monnaie qui lui permet de payer tous les travailleurs du service non concurrentiel Une consommation normale s’effectue tout au long de l’année, consommation à laquelle doit s’adapter et répondre le secteur concurrentiel. En fin d’année les particuliers qui souhaitent épargner, ne peuvent conserver que 10% (par exemple) de leur gain annuel, le reste est annulé. Chacun étant garanti de percevoir des revenus tout au long de sa vie, la thésaurisation ne s’impose plus, et la discrimination par l’argent disparaît. Seul, le train de vie distingue les plus productifs, et les plus créatifs. On peut envisager qu’une grille des rémunérations impose qu’aucun homme ne puisse percevoir un salaire ou revenu supérieur, par exemple, à 100 fois le salaire minimum. La motivation reste cependant suffisante pour que le génie humain continue de s’affirmer. Le montant des retraites est indexé sur le salaire moyen perçu au cours de la vie active. La mendicité est interdite sauf éventuellement pour raison spirituelle Les handicapés perçoivent le salaire minimum s’ils ne peuvent travailler Du travail et des moyens d’existence pour tous : on sait faire ! 3/ - Sécurité - Sécurité collective Retirer à tous les chefs d’état le droit et la possibilité de faire la guerre. A cet effet toutes les armées sont placées sous l’autorité du gouvernement mondial. Chaque état fournit et entretient le contingent qui lui est assigné, mais celui-ci est cantonné, 50% sur le territoire national, 50% à l’étranger, afin d’échapper à toute tentative d’utilisation de l’armée nationale par les gouvernements locaux. Chaque état doit donc héberger sur son territoire en contre partie, une quantité équivalente de militaires étrangers. L’armée mondiale intervient à l’initiative du gouvernement mondial pour régler toute velléité de conflit. -- Sécurité individuelle Police et gendarmerie disposent également des moyens militaires (non utilisés en permanence), pour leur action de prévention ou de répression. Les prisons sont supprimées. (Elles n’ont pas prouvé leur efficacité) Toutefois, la société doit se protéger efficacement contre tous ceux qui l’agressent. Les peines prévues par le code pénal totalement révisé, sont de deux sortes : Travaux d’intérêt général pour les premiers délits mineurs, et les délinquants récupérables. Amputations physiques graduelles pour les fautes graves et les récidivistes conformément au code pénal révisé, (à partir d’une phalange d’un doigt) La peine est exécutée en milieu hospitalier spécialisé. Le condamné retrouve ensuite sa place dans la société et conserve son droit au travail, toutefois une période probatoire est exigée durant laquelle le délinquant est doté d’un bracelet électronique. Cette proposition à priori choquante paraît cependant plus humaine, mieux adaptée et plus dissuasive que les solutions actuelles. Une variante aux propositions ci-dessus consisterait à laisser le choix au condamné entre une peine traditionnelle (prison), ou une amputation avec remise en liberté immédiate. Personnellement entre cinq ans de prison et l’amputation d’un doigt, je choisirais la seconde solution Assurer la sécurité individuelle et collective : on sait faire 4 / -Environnement Actuellement, la protection de l’environnement grève les prix de production, on fait donc semblant de prendre en compte ce problème, mais en réalité, il est largement marginalisé. Les océans se vident de leur faune, les puits de pétrole s’épuisent, les nappes phréatiques se dessèchent, les forêts disparaissent, la planète se réchauffe etc etc Le droit au travail et la monnaie unique permettent de traiter cette question au fond, et d’inverser la tendance à la dégradation. De très grands travaux peuvent être entrepris tels que reconstitution des forêts tropicales, arrêt de la désertification, reconquête progressive des déserts, recyclage systématique des matières premières, dépollution des sites, amélioration des paysages urbains, etc. Protéger l’environnement : on sait faire ! Utopie ou non ? A priori, tout ceci procède du rêve et ne peut être suivi d’effet car les mentalités ne sont pas prêtes aux nécessaires adaptations On ne sait pas faire ! - Dégager un consensus - Prévoir et organiser - Changer d’échelles de valeurs Avant de renoncer il serait bon, sous l’autorité de l’ONU, que chacune de ces suggestions soit soumise respectivement à des groupes de philosophes, de scientifiques, d’économistes, et de politiques d’horizons différents, en leur demandant : D’en faire une critique comparative et constructive par rapport à la situation actuelle De vérifier leur cohérence et leur faisabilité En cas d’adhésion significative à ces principes, il leur appartiendrait également d’échafauder un calendrier sur une cinquantaine d’années pour la préparation et la mise en œuvre toujours sous l’égide de l’ONU. Mais là encore nous sommes en pleine utopie, car : L’ONU ne peut être mandatée que par des gouvernements Or, aucun gouvernement ne cautionnera, une future amputation de ses prérogatives sur les deux pôles du pouvoir que sont l’armée et la monnaie. Si une action doit se dessiner, pacifiquement elle ne peut démarrer que de la base, organisée en associations : locales, nationales, internationales. Il est certain qu’un foisonnement d’idées pourrait en sortir via internet prouvant que d’autres choix sont possibles essentiels et urgents. Lorsque les médias s’empareront à leur tour du sujet, les responsables politiques aiguillonnés par leur base seront enfin contraints de s’occuper des vrais problèmes de l’humanité. Michel Odinot odinot.michel@neuf.fr PS : Le contenu de ce texte peut, sans autre accord, être amélioré et utilisé par tous ceux qui s’intéressent au sujet et souhaitent le prendre à leur compte.
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