
Un nouveau dispositif est né dans le cadre de l'année Internationale de la Biodiversité, il consiste à mettre en place des atlas de la biodiversité à l'échelle des communes. Ce sont 3 ministres dont Chantal Jouanno qui ont exposé le contenu de ce projet en expliquant que pour protéger la biodiversité il fallait d'abord la connaître. la connaissance de l'immense diversité des insectes, des plantes et des mammifères de notre pays est encore partielle et les spécificités des régions décèlent sans doute quelques surprises.
Les atlas communaux de la biodiversité ont donc pour objectif d'aider les communes à réaliser des inventaires précis et cartographiés et de répertorier méthodiquement les habitats, la faune et la flore résidents sur leur territoire.
Cette connaissance est essentielle pour la conception des futurs aménagements et l'organisation des politiques publiques durables. Les élus locaux associés aux acteurs socio-économiques, aux citoyens et plus généralement au grand public devraient être ainsi en mesure de mieux prendre en compte les enjeux liés à la préservation de la biodiversité.
Parmi les outils à disposition des communes pour réaliser ces atlas, le ministère de la Jeunesse a proposé que les jeunes en service civique puissent participer. Le service civique, destiné aux jeunes de 16 à 25 ans, permet de s'engager dans une mission au service de la collectivité et de l'intérêt général dans des domaines prioritaires. il peut être effectué auprès d'associations, de fondations, ou d'ONG mais aussi auprès de personnes morales de droit public comme les États, les collectivités locales ou établissements publics, en France ou à l'international. Le service civique donne lieu au versement d'une indemnité mensuelle prise en charge par l'État et ouvre droit à un régime complet de protection sociale (sécurité sociale, retraite).
Chaque commune pourra ainsi accueillir un ou deux jeunes en service civique qui les aidera dans la constitution de leur atlas de la biodiversité. Le document élaboré sera ensuite validé par les partenaires scientifiques du ministère du Développement durable qui fait office de caution scientifique.
Sept communes ont apparemment d'ores et déjà accepté de tester le dispositif et l'État. 3 villes sont situées en Seine et Marne, deux dans le Calvados, une dans le nord et une à la Réunion. Les objectifs de l'etat vont bien au de là de cette poignée de ville pionnières puisque l'objectif affiché est la participation d'au moins 1000 communes en 3 ans.
Toutes les communes françaises de moins de 20 000 habitants peuvent se porter volontaires auprès de leur Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.