
C'est vrai la biodiversité ne cesse de s'effondrer à un rythme alarmant à travers la planète, pourtant quelques exemples de sauvegardes existent et nous laisse espérer une nouvelle forme de cohabitation avec la nature.
Cette semaine nous allons mettre l'accent sur une espèce fascinante, et qui a bien failli disparaître de France, la Loutre. Les populations de Loutres avaient fortement régressés dans l'hexagone au point de devenir une espèce protégée grâce à la loi de 1976 relative à la protection de la nature. En limitant drastiquement la chasse et le piégeage, cette loi a été très importante pour la protection de l'animal. Pour autant quelques spécimens se sont toujours maintenus en Bretagne. Aujourd'hui, la loutre se porte plutôt bien dans cette région et chose assez rare pour être soulignée, elle continue de reconquérir progressivement les rivières notamment dans le Sud-Ouest des Côtes-d'Armor. Un paradoxe quand on sait en plus que les cours d'eau bretons ont la réputation de figurer parmi les plus pollués de france. Les observateurs avisés comme ceux du Groupe mammalogique breton (GMB) qui agit depuis plus de 20 ans pour l'étude et la protection de ces mammifères on longtemps pensé que la pollution était un facteur déterminant. Et pour cause, les loutres restantes se trouvaient généralement dans des milieux préservés, où la présence de l'homme était faible et la qualité de l'eau meilleure. Mais la loutre revient dans des rivières où l'eau n'est pas spécialement de bonne qualité et pour le moment, la recolonisation continue. Une évolution que confirment les spécialistes bien que cette espèce sauvage soit particulièrement difficile à observer. Vivant principalement la nuit, elle est très discrète et son domaine vital de plusieurs dizaine de km reste très large. En Bretagne on ne peut dire exactement combien de spécimen vivent, mais l'estimation fait état de plusieurs centaines. Les loutres sembleraient en mesure de s'installer dans de nouvelles zones à partir du moment ou elles trouvent suffisamment de nourriture, de gîtes et de partenaires. C'est la fin d'espèces vitales, une chronique sur la biodiversité que vous pouvez retrouver comme d'autres chroniques sur le site de FT.
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.