
La région du Tibet en Chine est à nouveau ouverte aux touristes, depuis un mois et demi maintenant. Elle avait été fermée après les émeutes du mois de mars, durement réprimées par Pékin.
Si la région est accessible, les contraintes sont nombreuses pour ceux qui veulent partir:
voyager en groupe, demander un permis spécial, être accompagné d'un guide, ne rien improviser sur place... Plusieurs voyagistes ont donc dû modifier leur parcours pour s'adapter aux nouvelles conditions.
Robert Dompnier est directeur de la communication chez Tirawa, qui organise des voyages d'aventures. Il songe même à renoncer à certains circuits notamment dans l'ouest du Tibet.
Tirawa, comme de nombreux opérateurs, avait dû annuler de nombreux séjours au Tibet entre avril et septembre. Désormais les voyagistes proposent à nouveau cette destination mais prudemment: il y aurait encore des problèmes de visa et dans cette région du monde, ce sont les JO qui attireraient le plus les touristes en ce moment.
Quelles que soient les motivations de départ, le Tibet n'est de toute façon, pas une destination comme une autre, selon Robert Dompnier
A partir du moment où l'on accepte les contraintes et le contrôle des autorités chinoises sur la province du Tibet ne devient on pas complice?
Difficile de trancher. La plupart des voyagistes prônent la vigilance mais maintiennent qu'il faut soutenir la population par tous les moyens.
C'est la conviction de Marianne Diderjean, cofondatrice de Voyager autrement
Le voyagiste Voyager autrement propose de rencontrer des associations sur place qui peuvent témoigner de leur conditions de vie.
Une liste d'opérateurs qui proposent la destination Tibet est en ligne sur le site d'ATR, l'association pour un tourisme responsable.
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Grégory LESCA, pour la Rédaction.