L'actualité commentée depuis Bruxelles, capitale de l'Europe. L'accident survenu entre deux trains au sud de Bruxelles, a fait une vingtaine de morts et près de deux cents blessés, certains très graves (Photo : RTBF).
Cette catastrophe rappelle furieusement, le mot est choisi, celle qui, en 2001, s'était déroulée à quelques dizaines de kilomètres de là. Une collision frontale de deux trains y avait fait 8 morts. Le manque de compréhension linguistique entre des membres du personnel, l'un francophone et l'autre néerlandophone, avait été évoqué, un train aurait brûlé un feu rouge et l'alerte n'avait pu être répercutée convenablement.
Il y a quelques jours, l'éventualité d'un feu rouge également brûlé a aussi été avancée, une belle occasion, si j'ose dire, pour des autorités ferroviaires, des décideurs et politiques de masquer une évidence.
Des décideurs et politiques qui, par parenthèses, ministre écologique en tête, se pressaient sur les lieux du drame et qui expliquaient en rangs serrés devant les caméras qu'ils se mettaient à la disposition des sauveteurs, des victimes et des familles éplorées.
D'aucuns, cependant, n'ont pas hésité à pointer du doigt ces politiques et décideurs qui ont préféré engloutir des centaines de millions d'euros pour moderniser l'architecture de gares comme celles de Liège et d'Anvers, renâclant à investir 18 petits millions d'euros pour généraliser un système de freinage automatique des convois ayant brûlé un feu rouge.
Un peu de décence de la part de ces politiques et décideurs aurait été de mise dans ce drame.
Pierre Guelff.En savoir plus...
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.