En dépit d'un grand nombre de vaches et autres moutons, le Sénégal qui compte environ 3 millions d'habitants, et a bien du mal à produire assez de lait pour sa consommation, il a donc recours à l'importation, (à hauteur de 50 pour cent environ, du lait en provenance en grande partie d'Europe sous la forme de lait en poudre…)
Pour pallier en partie à ce déficit, une laiterie propose un «
crédit aliment », pour permettre aux éleveurs de mieux nourrir leurs bêtes et les rendre plus « productives ».
La « Laiterie du berger » a été créée à Richard Toll (Sénégal) par un vétérinaire du nom de Bagoré Bathily, c'était en novembre 2006.
Le principe est simple. Chaque jour, les éleveurs situés dans un rayon de 50 km autour de l'usine traient leurs bêtes et stockent le lait dans des bidons de 20 litres, fournis par la laiterie. Afin de stabiliser l'offre de lait, la « Laiterie du berger » propose aux éleveurs un « crédit aliment » : elle achète en gros et leur revend à prix bas l'alimentation pour leurs bêtes. Auparavant, l'alimentation faisant défaut durant la saison sèche, la production laitière s'arrêtait. Grâce au « crédit aliment », les bêtes ont à manger même pendant la saison sèche ; par conséquent, les éleveurs se sédentarisent et la production de lait, même inférieure, ainsi peut continuer.
Les éleveurs remboursent leur crédit pendant la saison de pluies, quand la production de lait est plus importante.
Un principe basé sur la confiance et qui a malheureusement ses limites. Il est encore très difficile de collecter le lait pendant la saison des pluies et le développement des débouchés commerciaux restent encore peu nombreux.
Economie et Environnement
Fabrice HUBERT
Sources : Reporters d'Espoirs Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.