
Dans les milieux européens à Bruxelles, la presse internationale est abondamment décortiquée par des services ad hoc.
De source sûre, on sait que leurs analyses sont directement transférées à Copenhague auprès de sherpas (conseillers de hautes personnalités lors de sommets internationaux) et auprès des chefs de délégations pour, enfin, aboutir de manière synthétisée auprès des chefs d'Etat, Premiers ministres et autres décideurs d'envergure.
Comme on sait les politiques soucieux de leur popularité, généralement synonyme de crédibilité dans maints cas, ces analyses de la presse sont donc un maillon estimable dans le concert de pourparlers, tractations et autres marchandages divers.
A Bruxelles, on a épinglé quelques titres évocateurs de ce qui se passe à Copenhague.
En voici quelques exemples :
. «
Le Journal du Dimanche » : «
La France ne fait pas partie des gens qui comptent »
. «
Le Soir » : «
L'espoir d'un accord s'amenuise »
. «
Le Figaro » : «
Les chefs d'Etat au secours d'un sommet menacé par le chaos » ou citant José Bové qui parle de « gâchis » . «
Le Monde » : «
Le scepticisme sur la portée de l'accord gagne du terrain »
. «
Libération » cite l'amie d'une ONG britannique, en pleurs : «
Quatre ans que je me bats pour un accord ambitieux et on nous a tous virés ! »
. «
La Tribune de Genève » : «
Angela Merkel voit de gros nuages se pointer sur Copenhague »
. «
La Libre Belgique » cite aussi Angela Merkel : «
Les nouvelles en provenance de Copenhague ne sont pas bonnes »
Et, que dit-on au service de presse de l'Union européenne ?
«
Salle de Presse-Europa » rappelle «
que le temps presse et que l'Union européenne souhaite la conclusion d'un traité ambitieux ».
En réplique, les «
Verts », eux, lancent sur leur site «
Ecolo » :
«
L'Union européenne doit hausser ses ambitions pour sortir le sommet de l'impasse ».
Bref, «
ce sommet ne peut pas accoucher d'une souris », concluent lesdits Verts.
A «
Fréquence Terre » on se dit que comparer une souris à un drame environnemental planétaire est un peu faible.
Pierre Guelff depuis Bruxelles.En savoir plus...
Pierre GUELFF, pour la Rédaction.