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Chronique Biodiversité : Biodiversité ultra-marine en danger

BIODIVERSITE
Chronique du 18-12-2011

Par Anne-Laurence MAZENQ
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LA CHRONIQUE
85% de la biodiversité française est concentrée dans les territoires d'Outre-mer dont le milieu marin couvre près de 19 fois la superficie de la métropole.
Depuis 400 ans, ces milieux d'outre-mer ont connu 60 fois plus d'extinctions d'espèces qu'en métropole. Déchets, rejets d'eaux usées et densité de la population sont autant de pressions sur ces milieux insulaires fragilisés.
Cette nouvelle arrive alors même que se tenait le 6 décembre dernier à Paris un colloque sur la biodiversité en Outre-mer. Pendant ce colloque organisé par le réseau France Nature Environnement (FNE), les douanes de la Martinique ont annoncé la saisie d'une cargaison de 1 tonne et demie de chair de lambis, un coquillage inscrit sur la liste des espèces menacées d'extinction. Ces mollusques des mers chaudes, recouverts d'une épaisse coquille, sont appréciés dans les Antilles pour leur qualité gastronomique et pour leur nacre. Bien que protégés par la convention de Washington, ils sont la proie des braconneurs.
Cette saisie vient donc renforcer le constat émit par FNE. 30% des extinctions d'espèces de mollusques auraient lieu dans les collectivités françaises d'Outre-mer. Ce qui place la France au deuxième rang derrière les Etats-Unis. L'archipel des Mascareignes - la Réunion, Maurice et Rodrigues- sont souvent cité dans la liste des mauvais élèves.
Chacune de ces régions ultramarines insulaires souffrent d'une urbanisation accrue, et du développement du tourisme qui entraîne des problèmes de gestion de déchets et d'épuration des eaux usées. En outre ces îles sont contraintes d'importer les trois quart de leur alimentation et la presque totalité de leur pétrole.
L'exemple de Mayotte, dans l'océan Indien, devenu récemment le 101e département français et qui vient de sortir de 44 jours de grève contre la vie chère, est éloquent. Les élus de l'île, toutes tendances confondues, ont approuvé le projet de nouvelle piste de 2.600 mètres pour l'aéroport pensant permettre ainsi le développement touristique de l'île et la fin des problèmes. «Mais le projet met en danger le lagon et son récif qui serait recouvert de près de 500 millions de mètres cubes de remblais, alors que c'est le site de nourrissage de la tortue marine et du mammifère dugong, deux espèces menacées».
Autres exemples cités par Bruno Genty, président de FNE : en Martinique, des terres agricoles ont été sacrifiées pour l'installation de panneaux solaires, à St-Pierre et Miquelon, l'une des dernières forêts boréales risque de disparaître suite à l'introduction massive de cerfs de Virginie pour la chasse. A la Réunion, les incendies à répétition détruisent chaque année des milliers d'hectares boisés.
 
Enfin dernier exemple en Guyane, ou l'orpaillage illégal menace depuis quelques années la forêt amazonienne. A ce problème viennent s'ajouter les récentes découvertes de pétrole au large de Cayenne , un important gisement situé à 2.000 mètres de fonds. Deux nouveaux forages de recherche sont prévus pour 2012 malgré des courants marins forts, une 4e étude sismique devrait également préciser le profil géologique d'une zone de 500 kilomètres carrés.
A l'heure actuelle, le champ est exploité par un consortium et trois autres permis de recherche ont été déposés au cours des derniers mois. Le droit européen prévoit une mise en concurrence qui devrait favoriser l'obtention de permis de forage faisant ainsi entrer la Guyane dans l'ère du pétrole et menaçant du même coup le littoral et la mangrove qui recèlent pourtant une vaste biodiversité.

                Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.



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Stéphane Fouchard a écrit le 18-12-2011 : Dans les années 1950, Monsieur Marcel dagort, commercant de Saint-Pierre et Miquelon et Président de la société de chasse de Saint-Pierre et Miquelon introduisait sur l'archipel le cerf de virginie. Contairement à ce qui peut être écrit dans votre article, cette introduction massive comportait sauf erreur de ma part, à une douzaine d'individus et non une importation massive comme il est mentionné dans votre article.concernant la forêt boréale, ne nous cachant pas la face, il est certain que le cheptel grandissant a eu un effet négatif sur la flore de Miquelon et Langlade, surtout quand il y eu un quota important d'animaux . Il est aussi bon de signaler que la présence des lagomorphes sur Langlade et Miquelon ont aussi contribué à la dégradation de la forêt Boréale. Pour avoir vu des photos de certains endroits de la forêt sur Langlade et de Miquelon avant l'importation du cerf de virginie, il apparait que la forêt se touvait déjà bien abimée dans les années 50. Depuis quelques années, avec le changement du climat, nous constatons différentes dégadations de notre forêt ( pluie acides, diprion, vents de plus en plus violents ont fait accentuer les dégradations). pour ma part, la présence des lapins sur le terrain abime bien plus les jeunes pousses que le cerf de virginie. Sur Saint-Pierre, l'électrification des routes extérieures et la mises en place du tout à l'égout ont favorisé le déplacement de la ville vers la campagne ce qui a eu pour effet, le déboisement de la forêt pour la construction de résidences. j'ajoute également que certains propriétaires peu scrupuleux n'hésitent pas à déb oiser au delà de leurs propriétés sans qu'il y ai pour autant de sanction contre ces quelques individus qui se prétendent être proche de la nature.

annelo a écrit le 18-12-2011 : Merci beaucoup pour ces précisions


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