Un « EPR », c'est le réacteur nucléaire troisième génération. A Lyon, Toulouse ou encore Rennes, les opposants au nucléaires se sont donnes rendez vous dans de grandes villes de France pour crier haut et fort que, même si le nucléaire a permis à la France en 2005 de réduire sa facture énergétique de 12 milliards, il y a urgence maintenant à parier sur les énergies renouvelables et sur les nouvelles technologie pour trouver le moyen de pallier au déficit énergétique du pays. |
Plusieurs candidats seront en déplacement pour l'occasion, (Bové, Voynet.) Interrogé sur la question, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se sont plusieurs fois prononcés pour une confirmation des programmes nucléaires français. Des programmes prévoyant le remplacement des 2020 de tous les réacteurs équipant les centrales nucléaires françaises. NDLR, (Le premier programme dans l'hexagone remonte à 1977, en réponse à la crise pétrolière de 1973). Dans la Manche à Flamanville, les travaux ont déjà commencé en vue de la mise en service annoncée d'un « EPR » exploité par EDF d'ici 2012. A peine entamé, le programme actuel (un peu) moins gourmand en Uranium, prévoit déjà une remise à jour draconienne d'ici 2035, avec cette fois un réacteur 4 eme génération qui lui pourra réutiliser ses déchets pour s'en servir comme combustible…Autant dire que la route est encore longue dans ce domaine pour parvenir à lutter contre la disparition annoncée des énergies fossiles, (gaz et pétrole). L'atome est donc loin de se substituer aux combustibles actuels. Les spécialistes estiment que d'ici 2020, 87 pour cent de l'énergie proviendra encore du pétrole, gaz ou charbon, et 4 pour cent seulement du nucléaire. |

Dans le même temps, la demande globale d'énergie aura explosé de 60 pour cent. La question est la suivante selon le collectif « Sortir du nucléaire ». Comment les trois milliards et demi d'euros utilisés pour réadapter Flamanville auraient pu servir à financer les plans de recherche pour les économies d énergies ? Des programmes fiables et viables, reposant sur l'éolien, la biomasse ou le solaire ? Le point positif, c'est que l' « EPR » de 3 eme génération n'émet pas officiellement de CO2, (contrairement aux centrales à gaz ou à charbon…) Un gain toujours difficile à faire en cette période de réchauffement climatique. Alors, affaire de gros sous le combat énergétique ? Il faut noter que les compétences françaises s'exportent bien à l'étranger. Les Anglais, les Etats-Unis, la Finlande, l'Afrique du Sud et la Chine,(pays émergent), ont déjà passé commande pour s'équiper eux aussi de réacteur 3 ème génération. Sources : « Matin Plus, 15 mars 07. Economie et environnement, Fabrice Hubert pour la rédaction
Matin Plus fabrice, pour la Rédaction. |