
Dur dur d'être écolo quand on veut se faire beau.
Malheureusement cosmétique rime avec chimique et quand on lit la composition des crèmes, laques, aérosols et autres gels.... on se dit que le "soin du corps" peut vite dégénérer en tentative d'empoisonnement.
Alors qui sont les coupables: eh bien! les produits chimiques dont les effets sont néfastes aussi bien pour l'homme que pour l'environnement. C'est le cas des composés de muscs artificiels utilisés pour les fragrances, les alkylphénol employés comme émulsifiants ou encore les phtalates qui servent d'agent fixateurs.... à cela on ajoute toute une batterie de colorants plus ou moins indésirables.
On les retrouve en particulier dans le rouge à lèvre. Et quand on pense qu'une femme ingurgite deux kilos de rouge à lèvres dans une vie... mieux vaut faire attention à ce que contient le bâtonnet!
Dans la catégorie menace pour l'environnement, il y a aussi les aérosols. Depuis plus de 20 ans maintenant ils ne contiennent plus les fameux CFC qui détruisent la couche d'ozone, mais ils gardent leur pouvoir nocif à cause des composés organique volatiles... autrement dit: des molécules en suspension dérivées des hydrocarbures et qu'on peut facilement inhaler.
Greenpeace a recensé une vingtaine de substances chimiques industrielles nocives sur les 100 000 qui sont actuellement en libre circulation sur le marché européen. Chaque année, l'association de protection de l'environnement édite un petit guide consultable sur internet.
Cosmetox, c'est son nom, compile les analyses menées sur les produits de beauté et d'hygiène, leur fabrication, les engagements des entreprises qui les conçoivent...
Greenpeace veut ainsi pousser les fabricants à la transparence en les amenant à déclarer ce qu'ils mettent dans leurs produits.
Un nouveau pas devrait être fait avec avec Reach... enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques.... ce texte adopté par le parlement européen il y a 5 ans prévoit l'examen approfondi de 30 000 substances d'ici à 2020. En gros, si
certaines d'entre elles s'avèrent trop dangereuses, elles seront retirées du marché et remplacées par d'autres.
Tous ces produits étaient autrefois testés sur des animaux. En 2005, plus de 5000 rats, lapins, hamsters ont servi de cobaye pour des produits cosmétiques dans l'Union européenne selon l'association
Stop Vivisection. Pourtant l'UE a interdit la vente des produits testés sur des animaux depuis 2003. Et à partir de 2013, plus aucun cosmétique dont l'un des composant aura été testé sur un animal où que ce soit dans le monde, ne pourra être commercialisé au sein de l'UE. Les laboratoires doivent absolument trouver des tests de substitution. Mais en attendant, les lapins rongent leur frein.
Que faire alors quand on est écolo et qu'on n'assume pas forcément sa tête au réveil, le matin? Il existe des méthodes naturelles à base de betterave pour rougir les peaumettes, de sachets de thé pour un teint hâlé et de myrtilles et mûres pour des lèvres plus rouges... sans oublier le concombre qui hydrate la peau. Pas de doute vous serez à croquer...
Pour ceux qui n'auraient pas le courage ou le temps de se maquiller ainsi, des produits respectueux de l'environnement existent. Ils sont repérables à leur
label: Cosmébio, Ecocert, Agriculture Biologique ou encore BDIH... ceux-ci garantissent des produits sans substances synthétiques ou sinon, seulement celles autorisées, et contenant 50% au moins de substances naturelles.
Bien sûr aucun produit ne peut-être 100% naturel et ces labels indiquent juste que le fabricant respecte les normes établies.
Pour savoir comment trouver ces produits, il suffit de se rendre sur les sites
femininbio ou
cosmetique-bio.net.
Et sinon pourquoi ne pas tester la beauté au naturel, sans fard. Au Canada une chaîne de télévision a lancé la
journée sans maquillage, le 11 mai. L'occasion de se montrer sous son meilleur jour, sans poudre aux yeux.
Campagne pour des cosmetics sûrs
Grégory LESCA, pour la Rédaction.