
«
Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Dans la collection «
Le Roman des Lieux et Destins magiques » (Editions du Rocher), Sylvie Santini a choisi d'évoquer Biarritz et le Pays basque dont, c'est indéniable, elle est une «
spécialiste ».
D'ailleurs, elle évoque une véritable passion pour cette station mythique de l'Aquitaine et elle remonte loin dans le temps pour nous convaincre que cette région est bien un Pays de Cocagne.
Pour ma part, si je garde un souvenir ému de mon passage à Saint-Jean-Pied-de-Port, Roncevaux, Pampelune…, alors que mes pas me menaient vers Saint-Jacques-de-Compostelle, je regrette que le livre de Sylvie Santini n'ait été publié à cette époque, car il m'aurait plu de mieux cerner «
un arrière-pays qui offre hospitalité et gourmandises avec un manifeste goût du partage ».
Pour en revenir à Roncevaux, l'auteur cite des historiens locaux :
«
Non, ce ne sont pas les Arabes qui y ont défait Charlemagne, mais les Basques ! »
Une question, une seule, à ce sujet : «
Pourquoi, alors, la chanson de Roland a-t-elle dès lors inventé ces « Sarrasins » ? »
La réponse tombe comme une évidence en ce Pays basque si fier : «
Cela rendait la défaite moins humiliante. »
Sylvie Santini explique encore que «
la musique est un registre où les Basques se sont particulièrement illustrés ».
Et, d'ajouter :
«
Mais si l'on fouille un peu, on les trouve dans tous les domaines : le sport, l'aventure, les médias ou la politique. Ils sont partout, les VIB, même au-delà des mers. »
Alors, un «
roman » cet ouvrage ? Selon ma lecture, il s'agit davantage d'un essai ou d'un documentaire, voire un guide gastronomique avec son imposant chapitre «
Plaisir des mets », ce qui n'enlève absolument rien à la qualité de l'information, au style et au récit. Que du contraire !
Pierre Guelff.En savoir plus...
En savoir plus...
Pierre GUELFF, pour la Rédaction.