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L'EAU, UN DEFI MONDIAL

EAU
Chronique du 20-03-2006

Par Philippe BOURY
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LA CHRONIQUE
Alors qu'elle représente les deux tiers de la surface du globe, l'eau n'est pourtant pas une réalité pour tous. Près d'un habitant de la planète sur 5 n'a pas accès à l'eau potable, et 40% de la population mondiale, soit 2 milliards 600 mille personnes, n'ont pas accès à un système d'assainissement des eaux usées.
Une inégalité face à cette eau, source première de vie sur terre, qui est l'enjeux du forum mondial de l'eau qui se déroule en ce moment à Mexico.
Car l'eau douce, qui n'est pas inépuisable, ne représente que 2,5% des réserves de la planète. Dans les pays ou le manque d'eau est criant, comme en Afrique sub-saharienne par exemple, le risque de décès par diarrhée d'un nourrisson est 500 fois plus élevé que dans un pays développé. Les femmes et les filles, souvent chargée des corvées d'eau, sont les premières victimes du manque d'eau.
L'activité économique influe également de manière négative sur les ressources en eau. L'agriculture absorbe à elle seule 70% de l'eau prélevée, alors que 8% seulement alimente la consommation domestique. En un siècle, nous avons multiplié par six notre consommation d'eau, soit le double de la croissance démographique.
Dans le même temps, les investissements privés dans les services de l'eau sont en recul. Un comble, car « l'eau pour tous » suppose d'aller la chercher, de la traiter, de l'acheminer et de l'évacuer. Un problème pourtant simple mais qui coûte très cher en investissement et en entretien.
La sécheresse est aussi une des causes majeures de la crise alimentaire de plusieurs pays d'Afrique de l'est, notamment. Déforestation, surexploitation des pâturages et non gestion des lacs sont des facteurs de nature à aggraver cette situation.
Enfin, neuf catastrophes naturelles sur dix sont liées à l'eau et résultent d'une mauvaise utilisation des sols, et deux personnes sur cinq vivent aujourd'hui dans des zones susceptibles d'être inondées.
C'est donc à ce constat que les états doivent maintenant s'attaquer.
L'ONU s'est fixé des objectifs ambitieux : réduire de moitié, d'ici 2015, le nombre de personnes privées d'eau potable. Si rien n'est fait, si les états ne s'en tiennent qu'au constat sans porter leurs efforts d'investissement sur la bonne gestion de l'eau, la grande majorité des pays du monde sera confronté à de graves pénuries dans une génération.
C'est pour demain.

Portail EAU de l'UNESCO
Le site du Conseil Mondial de l'Eau
22 mars : Journée Mondiale de l'Eau

                Philippe BOURY, pour la Rédaction.



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Olivier a écrit le 21-03-2006 : Bonjour Philippe, " Quand le puits est à sec, on sait ce que vaut l'eau " - Proverbe français Des millions d'enfants dans le monde boivent de l'eau si sale qu'on ne l'utiliserait même pas pour laver nos véhicules... Mais comment leur venir en aide ? Qu'est-ce que cela change pour eux si je continue à gaspiller l'eau chez moi ? De manière individuelle, on peut participer à des actions de solidarité, organisées par des associations ou des ONG. On peut aussi économiser l’eau chez soi et envoyer les économies réalisées sur sa facture d’eau sous forme de dons à des ONG travaillant auprès des autorités locales pour que ces populations aient accès à l’eau. On peut également demander à son Maire d’appliquer les mesures autorisées par la nouvelle Loi du 27 janvier 2005 qui permet à chaque commune de consacrer 1% de son budget EAU pour des actions de solidarité( Le texte de cette Loi relative "à la coopération internationale des collectivités territoriales et des agences de l'eau dans les domaines de l'alimentation en eau et de l'assainissement" est disponible ici :[http://www.assemblee-nationale.fr/12/ta/ta0375.asp]. Mais ce 1% est aujourd’hui potentiellement applicable que vous soyez économes ou gaspilleurs. A mon avis il serait souhaitable de prévoir une taxe solidarité sur l’eau fonctionnant par tranches en fonction de la consommation et au prorata du nombre de personnes par foyer. Les plus économes ne se verraient taxés que de 1%, les plus gaspilleurs taxés jusqu’à 30 % du montant de leur facture en cas d’abus vraiment excessifs (à étudier pour que la mesure soit vraiment dissuasive et à ne pas appliquer en cas de fuite involontaire prouvée). Enfin, le plus important à mon sens, est de tout faire (transport, habitat, consommation) pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre qui ont un lourd impact sur le climat : les problématiques énergie-climat-eau sont très liées. @+ Olivier NB - A Belle-île-en-mer (Bretagne), on en vient à présent à installer des unités de dessalement de l'eau de mer... = > http://www.actu-environnement.com/ae/news/1611.php4


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