Bienvenue sur Fréquence Terre pour revue de presse. La fin d'année a encore été riche en actualité environnementale. Un baril de pétrole qui flambe, un rapport de Greenpeace montrant du doigt le vrai impact de l'agriculture à outrance pour la planète, ( www.greenpeace.org/belgium/fr/news/cool-farming ) , sans parler de l'épineux dossier des OGM en France et des récentes études scientifiques qui permettent d'établir des doutes sérieux sur les effets du maïs, les médias n'ont pas manqué de sujets en cette fin d'année. C'est plus précisément sur le dossier des insecticides et pesticides mis en cause par les apiculteurs que la rédaction de developpementdurablelejournal.fr a décidé de revenir. |
Ainsi nous pouvions apprendre en date du 9 janvier dernier que les associations d'apiculteurs qui avaient porté plainte dés 2004 contre certains groupes de fabricants ont obtenu en partie gain de cause . Deux PDG étaient mis en examen pour je cite « mise en vente de produits agricoles toxiques et nuisibles à la santé de l'homme et de l'animal… » C'est la surmortalité des abeilles qui a mis le feu aux poudres. Un des produits incriminés a d'ores et déjà pu être retiré de la vente. La disparition progressive des abeilles sur laquelle est aussi revenue Le Télégrame après la plainte d'une apicultrice de Bretagne dont les ruches ont été décimées cette année… Sa récolte s'annonce plus que catastrophique et des analyses sont en cours pour tenter de détermine les causes de ces disparitions. Selon certains spécialistes, il pourrait s'agir d'une maladie, la nosémose , un protozoaire qui affecte le système digestif de l'abeille. D'autres cas de mortalité similaire ont été relevés à l'automne dernier dans des ruches du Finistère ; une maladie de l'abeille qui reste mystérieuse, non transmissible à l'homme. Plus récemment, nos amis italiens ont eux fait tristement l'actualité, prouvant leur incapacité à gérer les tonnes de déchets amassés sur leurs trottoirs… Le Journal de l'Environnement s'est penché sur le cas de la ville de Naples pour qui il semble bien difficile de régler «de façon définitive» la crise des déchets dans la ville…Le 8 janvier l'armée était mobilisée pour tenter de déblayer les zones les plus touchées et le gouvernement annonçait le projet de construction de trois incinérateurs, dont un aurait déjà commencé à être construit…Un problème qui ne date pas d'hier, Naples exportant déjà une partie de ses ordures sur l'Allemagne… L'occasion d'apprendre que ce sont bel et bien les entreprises de traitement qui sont en ligne de mire, certains élus reconnaissant qu'elles auraient été mandatées sans pour autant avoir eu l'idée de construire des sites adaptés à la situation napolitaine, et sans respecter les normes en la matière… L'occasion aussi d'apprendre qu'il existe encore de grandes villes d'Europe dans lesquelles tri sélectif n'existe pas. Difficile aussi dans la presse de passer à côté de la nomination par Nicolas Sarkozy De Amartya Sen et de Joseph Stiglitz , deux prix Nobel d'économie, tous deux chargés de « réfléchir à de nouveaux critères pour calculer la croissance ». A l'occasion d'un entretien à L'Express Philippe Aghion, professeur à Harvard et membre de la commission Attali pour la libération de la croissance en France réagit. Selon lui il est bon de « procéder à un examen critique des indicateurs de performance économique, cela étant, il est juste de s'interroger sur le pourquoi d'une telle initiative aujourd'hui ? A deux semaines de la sortie du rapport Attali sur la croissance française, Nicolas Sarkozy fait appel à un spécialiste du développement et du bonheur dans des pays où l'on gagne moins d'un dollar par jour » dit il. |

« Si c'est pour nous expliquer qu'avec un salaire minimum à 1000 euros par mois en France, on vit finalement très bien, et que l'augmentation du pouvoir d'achat et du niveau de vie n'est pas une priorité, alors l'opération est mauvaise! J'espère vivement que tel ne sera pas le cas ». Fin de citation. Le tout semble bien être de savoir ce que l'on entend vraiment aujourd'hui par croissance, à quel prix peut –elle voir le jour, comment la calcule t-on, et à qui doit-elle profiter vraiment… Le Monde diplomatique est revenu lui sur la tenue du Sommet de l'Union Européenne de Lisbonne…Et pour cause, « Quand l'Afrique a dit non », titrait le périodique…Non aux accords de partenariats économiques européens et à la libéralisation des échanges commerciaux de tout ordre. La question restant posée est bel et bien celle des droits de douanes avec les anciennes colonies…Pour la rédaction, « les Vingt-Sept exigent des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique d'accepter de laisser entrer dans leurs marchés les exportations (marchandises et services) de l'Union européenne, sans droits de douane . Les négociations sur cette question devraient reprendre en février prochain. A suivre… C'est la fin de cette revue de presse, à très bientôt sur Fréquence Terre, notre site sur lequel vous pouvez retrouver chaque mois cette revue de presse. Fabrice Hubert
fabrice, pour la Rédaction. |