Le plus étonnant est leur dispersion sur l'ensemble de la planète, sur des sites où leur organisation révèle bien souvent un rapport au ciel évident, supposant un usage astronomique de ces monuments, à l'origine d'une nouvelle discipline,
l'archéo-astronomie , reconnue depuis une trentaine d'années seulement. Les pierres dressées, qui ont fait la renommée de sites exceptionnels comme
Carnac en Bretagne ou encore
Stonehenge en Angleterre, sont présentes dans toute l'Europe, en Afrique, en Asie, mais aussi en Amérique du Sud.
La réalisation de ces différents cercles et alignements demande d'évidentes connaissances géométriques et astronomiques qu'il fut difficile à concéder à des peuplades du néolithique.
Mais des découvertes comme dans le Sud Egyptien, à
Nabta , d'un ensemble de menhirs comportant un cromlech, des dalles apparemment funéraires, et cinq alignements,
dont les mesures GPS permirent de vérifier en 1997 un alignement est-ouest, sont troublantes . Ils viennent ajouter au mystère de leur construction celui de leur destination.
C'est aussi le cas de deux sites découverts en 2000 et 2001, l'un au Yemen, près de la Mer Rouge, et l'autre au Nord de l'Arabie.
Le premier est constitué d'un cercle de menhirs de plus de trois mètres de haut, pesant sept tonnes chacun, en granite et basalte, disposés de façon similaire à Stonehenge.
Le second site, dans la région d'Al Jawf en Arabie, comprend trente groupes de menhirs alignés, d'environ cinq tonnes chacun, et manifestement disposés pour observer et mesurer des évènements astraux.