
FORUM EAU ISTANBUL 2009 - Cette semaine il a beaucoup été question de coopération décentralisée, c'est-à-dire entre collectivités locales des pays développée et celle des pays en développement.
L'Association internationale des maires francophones joue un rôle important dans la mise en relation des communes les unes avec les autres.
En 2006, la mairie de Maxéville en Meurthe et Moselle, a franchi le pas, elle s'est engagée à financer un réseau d'assainissement pour la ville de Gao dans le nord du Mali. Avec l'aide de la communauté urbaine de Nancy et de l'agence eau Rhin Meuse.
Après étude, le projet est entré dans sa première phase l'an dernier
Le maire de Maxéville,
Henri Bégorre.
Les deux premières phases du projet ont coûté environ 430.000 euros. Et il reste encore beaucoup à faire.
Cette coopération vise non seulement à réaliser un réseau d'assainissement en organisant et formant les professionnels de la filière sur place, mais aussi à sensibiliser la population de Gao : expliquer comment vont être récupérées les eaux, insister sur les bienfaits d'une eau saine, ou encore inciter les gens à payer leurs impôts locaux.
Pour cela une chargée de projet supervise les travaux et assure le lien entre les bailleurs, les autorités locales et la population.
Une aide indispensable selon Ali Alassane Touré, maire de Gao.
La coopération décentralisée est encadrée par une loi de 1992 et les projets se multiplient mais les collectivités ne savent pas toujours comment s'y prendre. C'est le but réseau PS eau, programme solidarité eau il y a 25 ans.
Il regroupe les acteurs de l'eau qui s'engagent à fournir un accès à l'eau potable et à l'assainissement dans les pays du sud.
Selon son président
Pierre-Marie Grondin, il faut aussi aider les collectivités du sud à garder le contrôle de la gestion de l'eau.
PS eau
Grégory LESCA, pour la Rédaction.