
Voyager de manière réfléchie et verte
c'est l'objectif proposé par le Programme des nations unies pour l'environnement.
Depuis le mois de mars, il a lancé le PASSEPORT vert ou Green passport.
Un site internet dont le but est de faire prendre conscience aux touristes, qu'ils peuvent, eux aussi, contribuer au développement durable en choisissant leur destination, leurs moyens de transport, leur mode de vie sur place...
Le passeport vert est né d'un constat: le nombre de voyageurs va exploser dans les années qui viennent. De près de 900 millions d'arrivées internationales de touristes en 2006, on atteindra presque le double en 2020.
Or l'organisation mondiale du tourisme s'inquiète de l'impact de cette hausse sur l'environnement. D'ici 30 ans, selon l'OMT, les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités touristiques pourraient augmenter de 150%.
Les transports (avions, voiture, bus...) sont responsables à eux seuls des 3/4 de ces émissions. Mais ce sont aussi les ressources naturelles des pays accueillants qu'il faut protéger.
Le PNUE a donc mis en place un site d'information, en partenariat avec le Ministère français de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement Durables et les ministères brésiliens du Tourisme et de l'Environnement.
Son adresse: www.unep.fr/greenpassport Concrètement, ce site ne donne pas de recette miracle ni de bonnes adresses pour des voyages écolo.
Il propose simplement aux voyageurs que nous sommes de réfléchir à notre manière de voyager: en procédant par étape: quelles sont nos critères de choix d'une destination? Comment nous préparons le voyage? Quel moyen de transport choisissons nous?
Sur place quelle attitude doit-on adopter vis-à vis des populations?
L'eau et l'énergie sur place sont souvent précieuses, comment devons nous les utiliser?
Au retour, comment pouvons-nous ensuite soutenir des projets de développement.
Le site green passport répertorie donc tous les conseils aux voyageurs mais aussi des astuces pour faire ses bagages... Par exemple: prenez soin d'ôter tous les emballages de vos produits de toilette (savons, gel douche, shampoing) car sur place vous ne savez pas s'il existe un système efficace de ramassage des déchets.
Posez-vous les bonnes questions avant d'acheter des souvenirs: si j'achète cette statuette en ivoire, est-ce que je n'encourage pas le massacre d'espèces menacées?
Ce fossile n'a-t-il pas été volé sur un site archéologique?
Mes dépenses peuvent-t-elles choquer les gens sur place?
Il y a même un test, certes rudimentaire, qui permet de savoir quel type de voyageur nous sommes: consommateur d'énergie et pollueur ou au contraire soucieux de l'environnement.
Le site fournit aussi des informations sur le changement climatique et propose des solutions, au quotidien ou en vacances, pour limiter ses émissions de CO2 ou sa consommation d'énergie.
Le passeport vert n'est pas un règlement, ce n'est pas en suivant à la lettre ces conseils que nous sauverons la planète.
Ce site reste un moyen de se poser les bonnes questions et d'élargir la réflexion.
Il propose des pistes, à nous ensuite de les suivre ou d'en inventer de nouvelles.
Car sur place, c'est à nous d'apprécier la situation, d'entrer en contact avec les habitants et de nous laisser porter en nous adaptant aux habitudes locales.
Découvrez le passeport vert sur le site www.unep.fr/greenpassport
Le site passeport vert
Grégory LESCA, pour la Rédaction.