Bactéries, virus, parasites s'y déposent et s'y développent. Des micro-organismes qui peuvent engendrer des pathologies graves. Ces maladies que l'on dit hydriques sont responsables en partie de la mortalité élevée de certaines régions du globe. 100 millions de personnes souffrent de gastro-entérite hydrique, 2 millions d'enfant en meurent chaque année et 8 millions de personnes en succombent, soit 15 décès par minute. Bilharziose, onchocercose… des maladies aux noms improbables, inconnues par chez nous, et qui déciment pourtant des populations entières chaque année, que ce soit faute de réseau d'eau adapté, ou lors de catastrophes naturelles graves. Face à ce constat, les organisations humanitaires disposent aujourd'hui de solutions d'urgence. Lors de séisme ou d'inondations, trouver de l'eau potable est souvent chose impossible. Les ONG ont ainsi à disposition des pastilles destinées à rendre l'eau potable. Développée par la société Eurotab , basée près de St Etienne, ces tablettes nommées Aquasure sont constituées de 2 couches d'agents traitants, permettant de mettre à disposition en un peu plus d'une heure de l'eau tout à fait consommable. La pastille va d'abord clarifier l'eau, puis la désinfecter pour tuer tous les éléments pathogènes contenus dans l'eau. L'action de cette pastille miracle ne s'arrête pas là puisque son efficacité a aussi été testée sur l'arsenic. |

Elle réduit de 94% le taux d'arsenic dans l'eau. Pour exemple, au Bangladesh le taux d'arsenic qui est de 60 microgrammes par litre, tombe à 5 microgrammes par litre après traitement avec la tablette, alors que la norme de l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, est de 10 microgrammes. 1 kg de pastilles permet ainsi de traiter 5m3 d'eau, soit le minimum vital annuel d'une personne. C'est à Madagascar, au Cap Vert ou encore au Rwanda, que ces pastilles ont été testées par l'Unicef, ou la Croix Rouge, sous contrôle de l'Institut Pasteur. Dernièrement, c'est au Pérou que le concept a été mis en pratique après le récent séisme. Les ONG, mais aussi l'armée sont intéressées par cette solution aux problèmes de traitements des eaux. La société Eurotab vise un coût de 5 à 10 euros par an et par personne. Pour atteindre cet objectif, elle compte donc impliquer les Etats par l'intermédiaire des Nations Unies . Cela permettrait d'avoir un volume suffisant pour faire baisser le prix des fournisseurs de la société et ainsi atteindre un tarif en adéquation avec les nécessités des populations en développement. Pour que cette source de vie le devienne réellement .
AQUASURE philippe, pour la Rédaction. |