
Neuf pirates somaliens interpellés sur dix sont remis en liberté.
Un chiffre qui résonne cette semaine alors que se tient e procès de six somaliens accusés de piraterie.
Ils sont jugés jusqu'à la fin du mois devant la cour d'assises des mineurs de Paris. Ils sont accusés d'avoir pris en otage un couple de Français à bord de leur voilier, le Carré d'As en septembre 2008.
C'est le premier procès du genre en France.
Plusieurs Etats, dont la France, ont adapté leur droit à la lutte contre la piraterie maritime, organisant ou prévoyant eux-mêmes des procès de pirates somaliens, en Europe, aux Etats-Unis, en Corée du Sud, au Kenya...
La France est très en pointe mais encore beaucoup trop de pays décident de relâcher ces voyous des mers.
Alors pour essayer de limiter ce phénomène, l'ONU a voté une résolution largement inspirée des travaux de Jack Lang.
L'ancien ministre a été nommé il y a plus d'un an conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU "pour les questions juridiques liées à la piraterie au large des côtes somaliennes".
Et cette semaine, le député du Pas-de-Calais s'impatiente, ne voyant pas venir la mise en œuvre de ses "propositions.
Il préconise notamment la création de prisons au Somaliland et au Puntland, au nord de la Somalie.
(Au large de la Somalie. Photo Marine nationale)
Un web-documentaire sur le business de la piraterie
Thanos Psarianos, pour la Rédaction.