
Au menu de la chronique Consommons durable, cette semaine, un sujet brûlant que bien peu d'entre nous associent au respect de l'environnement : le sexe... Alors, évidemment, les câlins torrides sous la couette sont un moment où l'on a pas vraiment envie de penser à la déforestation ou au tri des déchets, et pourtant un petit effort n'est pas inutile... Car l'époque où faire l'amour revenait à faire du corps à corps sur une peau d'ours dans une grotte humide, le sexe était sans doute une activité tout à fait écolo, mais à l'ère du préservatif et du vibromasseur, il faut quelques efforts pour faire rimer érotique avec écologique.
Tout d'abord, évidemment, il faut que les deux partenaires soient l'un et l'autre sensibles à la cause écolo. Ne cherchez pas à convertir un conducteur de 4x4 à l'amour vert, c'est peine perdue. Si d'ailleurs vous cherchez l'âme soeur, aussi passionnée que vous du devenir de notre belle planète, vous pouvez faire un tour sur le site
amour-bio.com, le premier site de rencontres écolo de France.
Une fois qu'on a fait connaissance, et qu'on est prêt à sauter de concert sous la couette (une couette en coton bio évidemment !), il faut se munir des bons accessoires. Si vous appréciez les massages en guise de préliminaires, choisissez une huile de massage bio, dénuées de colorants chimiques et de substances douteuses. Si vous avez cédé à la mode du sex-toy, vérifiez que l'objet de vos désirs ne contient pas de phtalates. Cette substance, qui permet d'adoucir le plastique, est soupçonnée de faire baisser la fertilité mais aussi d'être cancérigène. On préfère donc les sex-toys en plastique sans phtalates, en silicone ou encore en verre. De nombreux sites Internet se sont spécialisés dans la vente des sex-toys bio. C'est le cas notamment de
mybioshop.fr. Et puis, bien sûr, on utilise des piles rechargeables ou on investit dans un vibromasseur à énergie solaire... si si, ça existe et ça nous vient tout droit de Californie. Allez donc vérifier ça sur le site
blowfish.com. C'est plutôt cher mais ça fait évidemment son petit effet...
Lorsque les choses sérieuses vont commencer, vous aurez le réflexe tout à fait louable de dégainer un préservatif…Sachez que cette petite chose, devenue un objet de consommation courante, est responsable mine de rien d'une sacrée pollution. On estime à 4 milliards dans le monde le nombre de préservatifs qui terminent chaque année à la poubelle. Des préservatifs en plastique ou en latex synthétique non biodégradables pour la plupart. Alors, il n'est évidemment pas question de s'en passer, mais on peut les remplacer par leurs équivalents verts : les capotes biodégradables en latex naturel, fabriqué à base d'hévéa, tout aussi fiables et efficaces... Vous les trouverez dans certains magasins bio ou sur Internet, notamment sur
neomansland.fr. Evidemment, bio ou pas bio, les préservatifs ne se jettent pas dans les toilettes, ni dans la nature : si le sexe en pleine forêt a ses adeptes, pas question de laisser des traces de son batifolage entre deux fougères...
Crédit image : Détail du tableau "Le Baiser" de Carolus-Duran
Lise WAHLBERG, pour la Rédaction.