L'avis de cette commission avait été demandé le 24 mai dernier à la suite de la décision des autorités allemandes de suspendre leurs importations de maïs OGM MON810, soupçonnant des effets nocifs pour l'homme. L'aviation représente aujourd'hui environ 4 millions d'emplois et 230 milliards d'euros pour l'économie de l'UE. Alors que les voyages en avion permettent le développement du tourisme, ils ont néanmoins, un coût environnemental important. Le trafic aérien renforce le réchauffement climatique en contribuant à hauteur de 3 % aux émissions de gaz à effet de serre dans l'union. Un chiffre pour l'instant peu important mais qui ne cesse de croître plus rapidement que tous les autres secteurs. Les émissions dues aux vols internationaux ont augmenté de 73% entre 1990 à 2003 et, d'après les projections de la Commission européenne, l'augmentation devrait atteindre 150% d'ici à 2012. Les vols internationaux ne sont soumis à aucune réglementation internationale. C'est pourquoi le Conseil des Ministres des Transports de l'UE a décidé de s'attaquer à ce sujet. Leur position sera donc défendue à l'occasion de la réunion de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) qui se tiendra au mois de septembre à Montréal. Chaque mois, un pétrolier coule quelque part dans le monde. En 99, c'était l'Erika qui faisait naufrage, polluant 400 km de côtes françaises. Le procès de la catastrophe prend fin cette semaine mais le tribunal ne rendra son jugement qu'en janvier 2008. Le parquet de Paris a requis les peines maximales contre la plupart des prévenus : l'armateur, le gestionnaire du navire, le capitaine, la société total et la société Rina qui a délivré le certificat de navigabilité malgré le mauvais état du pétrolier. |

Si les peines encourues au pénal semblent dérisoires, les dommages et intérêts réclamés par les régions, département, communes et associations frôlent le milliard d'euros ; une somme dont les prévenus reconnus coupables seront amenés à payer une partie. Des chercheurs américains ont réalisé une étude sur l'impact de la neige polluée par la suie en Arctique et les résultats sont assez surprenants : cette neige polluée serait responsable d'une grande partie du réchauffement des températures de l'océan. La suie, provenant de la combustion de charbon, des fourneaux de cuisine ou des incendies de forêt et de cultures, tombe dans l'Arctique, et noircit la neige. Or, les couleurs sombres absorbent plus de soleil que les couleurs claires. Des études avaient déjà étudié cet effet et constaté qu'il contribuait au réchauffement climatique, mais ils avaient probablement sous-estimé son impact. Les chercheurs ont ainsi trouvé que sur les 200 dernières années, la neige salie avait été responsable d'un réchauffement de l'Arctique de 0.5 à 1.5 degré. Dans l'ensemble, la région s'est réchauffée de 1.6 degrés pendant cette période.
annelo, pour la Rédaction. |