
Il se dit que l'architecte Pierre Perrat, qui œuvra entre 1376 et 1400 sur le chantier de la cathédrale messine, passa un contrat avec le diable afin de faciliter le travail.
Pour ce faire, il promit au Malin de lui donner son âme quand il serait enterré.
Néanmoins, peu avant de mourir, Pierre Perrat demanda à un moine de lui creuser un sarcophage dans un mur de la cathédrale et, depuis lors, le diable cherche encore désespérément l'âme de l'architecte qui, en vérité, le berna. Les multiples déplacements du Malin expliquent qu'il y a souvent du vent autour de la cathédrale…, dit-on encore.
Mais, pourquoi a-t-on appelé cette cathédrale la «
Lanterne du Bon Dieu » ? Parce que vu de l'extérieur, l'ensemble parait comme une «
armature hardie qui enserre les vastes surfaces de ses verrières ». Et, des verrières il y en a beaucoup, ce sont d'ailleurs les plus grandes du monde !
Malgré les trois siècles nécessaires pour construire l'édifice, l'ensemble témoigne d'une unité de style absolument remarquable et il recèle quelques aspects ésotériques qui semblent omis ou niés par la littérature dite officielle.
Je prends l'exemple de la statue du Christ placée sur le trumeau et qui est donc la figure principale du portail : «
Il est debout sur le lion et le dragon ; il bénit de sa main droite et tient l'Evangile dans la main gauche » est-il écrit dans ledit Guide officiel.
Ici, comme à Notre-Dame de Paris, il faut peut-être (re)considérer la version ésotérique, celle de l'auteur Henri Vincenot, par exemple.
A savoir, que les forces telluriques ont été symbolisées par les imagiers sous la forme de «
vouivres », des animaux monstrueux.
A Paris comme à Metz, que trouve-t-on ? Deux «
animaux » qui ne se touchent pas, les pieds du Christ reposant sur eux sans les écraser. Les ésotéristes y voient donc deux vouivres taillées par les Bâtisseurs laissant le message suivant : «
Cet édifice sacré repose sur un endroit énergétiquement fort. »
Car, toujours, les lieux sacrés sont érigés sur des endroits sains et les Anciens veillaient à ce qu'il en soit ainsi.
Pierre Guelff, auteur des deux ouvrages « France Mystérieuse » aux Editions Jourdan en collaboration avec les PUF et UD-Flammarion.
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Pierre GUELFF, pour la Rédaction.