Un nouveau pas était ainsi franchi vers l'utilisation grand public de cette technologie.
Au mois de janvier 2008, c'est un écueil économique qui a partiellement été levé, celui du coût de production de l'hydrogène et de fabrication des piles à combustible. Dans un article paru dans une revue spécialisée, des chercheurs du Laboratoire de chimie et biologie des métaux au CEA de Grenoble
proposent de s'affranchir des indispensables mais coûteux métaux nobles [1] utilisés comme catalyseurs. L'idée de départ a été de
mimer la nature, et en particulier certains micro-organismes végétaux capables de produire de l'hydrogène à partir d'eau sous l'effet de la lumière. Les chercheurs ont ainsi réussi à reproduire ces processus de photosynthèse en élaborant des macromolécules dans lesquelles, comme dans la nature, ce sont des métaux plus courant, comme le Fer, le nickel, le cobalt ou encore le manganèse, qui catalysent la réaction.
Et ça marche !
Le nouveau système mis au point utilise le cobalt comme catalyseur. Il s'agit d'un
système supramoléculaire assurant à la fois la fonction de
photosensibilisateur et de
catalyseur. Sous l'effet de la lumière, les électrons fournis par une molécule organique sont utilisés pour libérer l'hydrogène de l'eau au niveau du cobalt, avec une efficacité
supérieure aux systèmes comparables à base de métaux nobles.
Pour le moment, la fonction de photosensibilisateur reste assurée par du ruthénium, dont le remplacement fera l'objet de prochains travaux.