
Un petit tour et puis s'en vont...
Alors que dans un entretien accordé au
Parisien le 1er juillet, le ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de d'aménagement du territoire
Jean-Louis Borloo déclarait que « le malus des véhicules extrêmement polluants sera payé non plus simplement à l'achat mais tous les an », le gouvernement de François vient de faire
machine arrière. Le texte prévoyait la mise en place d'un dispositif de de primes allant de 200 à 1.000 euros pour l'achat d'un véhicule émettant moins de CO2 et à l'inverse des contributions de 200 à 2.600 euros pour les plus pollueurs.
Vint très vite le temps où le gouvernement constatait que tout cela coûterait trop cher, sans parler de la baisse vertigineuse des ventes de véhicules polluants, de l'ordre de 40 pour cent quand au sur la même période, celles de véhicules sobres ont augmenté de 45%. Le système plus récemment devait être étendu aux produits électroménagers ou électriques, ou encore aux couverts en plastique pour les passionnés de Pique nique. Raté, ou plutôt, retour à la case « départ »…
Le projet de taxe verte sur les laves linges, les factures d'électricité, les télés,les ampoules, les réfrigérateurs
passe à la trappe, et ce, alors que les ministres en charge de l'Ecologie assuraient depuis plusieurs jours que de nouvelles taxes allaient voir le jour, François Fillon a fait clairement machine arrière jeudi sur le fond du projet et a remis les pendules à l'heure vis-à-vis de son équipe.
« I
l n'y a pas d'arbitrage. Il n'y a aucune liste pour l'extension du dispositif de bonus-malus à de nouveaux produits, indiquait le Premier ministre. sur Europe 1.
Pour les défenseur de l'environnement comme
Greenpeace, je cite, « cette remise en question est un mauvais coup porté au Grenelle de l'environnement. Le gouvernement cède aux lobbys des industriels.
C'est un très mauvais signal donné pour l'avenir du Grenelle. .. »
La révolution verte des impôts n'aura donc pas lieu, tout de moins pas cette année.
Une occasion pour Jean Louis Borloo d'annoncer par voie de presse que "Le bonus écologique, il y en a eu un, sur les voitures, 500.000 bonus ont été distribués, ce qui a eu un véritable impact, plus de gens ont acheté des voitures qui consomment moins"(…) Pour ce qui est de la taxe sur la vaisselle jetable, surnommée "taxe pique-nique", Jean-Louis Borloo a précisé qu'il s'agissait d'inciter les industriels à fabriquer des produits recyclables. Face à la grogne des parlementaires, y compris de l'UMP, sur la multiplication des taxes, Jean-Louis Borloo a mis en avant la nécessité de faire de la pédagogie.
"Il faut expliquer les choses, il faut convaincre", a-t-il dit au micro de France Inter. Suite au prochain épisode, en espérant que ce « feuilleton écolo » ait au moins permis de sensibiliser l'opinion publique sur ses habitudes de consommation…
Fabrice HUBERT
Economie et Environnement
Sources: Europe1.fr
Actu-Environnement
Reuter
France Inter
Fabrice HUBERT, pour la Rédaction.