Depuis 80 millions d'années, les abeilles se sont imposées comme les principaux agriculteurs de la planète. Selon le département des Nations-Unies, à elles seules, les abeilles pollinisent près de 70% des espèces que l'homme cultive pour son alimentation. Sans elles, c'est l'ensemble de la diversité biologique qui serait menacée. |
Pommes, poires, courgettes, tomates, tournesol, framboises, pour ne citer que ceux-là, autant de fruits et légumes qui pourraient disparaître, faute de pouvoir compter sur cet insecte. Un scénarion catastrophe? Pas forcément. De nombreuses études menées au cours de ces dernières années, montrent en effet que les populations d'abeilles sont en fort déclin partout sur la planète et notamment dans les pays les plus industrialisés. Les insecticides ont longtemps été considérés comme les principaux, voire les seuls responsables de cette situation. Il y a deux ans, le Régent et le Gaucho pour les cultures de maïs, deux produits particulièrement mis en cause, ont été interdits d'utilisation sur le territoire français, et ce malgré un désaccord parmi les scientifiques quant à leur responsabilité. Cette interdiction a été saluée comme une victoire par les apiculteurs et de nombreuses associations écologiques, mais d'important problèmes demeurent et les abeilles sont toujours menacées. Ainsi, le varroa, un parasite très répandu, cause de gros dégats au sein des essaims. L'activité humaine n'arrange pas les choses. La perte de la biodiversité végétale dûe notamment à l'arrachage des haies, à l'utilisation d'herbicides, le broyage des herbes et fleurs des talus le long des routes, l'urbanisation et la pratique d'une agriculture intensive sont autant de facteurs tendant à réduire les populations d'abeilles. Plus inquiétant encore, de nombreuses autres espèces pollinisatrices sont également touchées. |

Oiseaux, papillons, chauve-souris et insectes souffrent de l'activité humaine. Le vent et l'auto-pollinisation passive permettent bien à la plupart des plantes de se reproduire, mais nul doute que sans l'aide du règne animal de nombreuses essences végétales seraient amenées à disparaître. L'effet domino serait alors terrible puisque c'est l'ensemble de la chaine alimentaire qui en subirait les conséquences. De nombreux chercheurs se penchent sur cette question et tentent de trouver des solutions aptes à éviter le déclin des populations d'abeilles. Des expériences sont ainsi menées avec notamment la création de jachères fleuries dans plusieurs régions. Faute de pouvoir reconstruire une véritable diversité biovégétale, ces champs de fleurs pourraient permettre de nourrir les essaims et enrayer la baisse des populations. La survie de nombreuses espèces végétales et animales étant liée à celle de ces insectes, il ne reste plus qu'à espérer que l'homme parviendra à redresser la barre avant qu'il ne soit trop tard. http://pestinfos.site.voila.fr/Abeilles.html vincent, pour la Rédaction. |