ECOUTER FREQUENCE TERRE EN DIRECT
...
titre
LES CHRONIQUES
TOUS LES THÈMES
AGENDA NATURE
BILAN CARBONE NEUTRE
BILLET D HUMEUR
CIEL & ESPACE
DES ENFANTS ET DES LIVRES
EAU
ECONOMIE ET ENVIRONNEMENT
INTERVIEWS
JOURNAL DE LENVIRONNEMENT
JOURNAL DE LENVIRONNEMENT
LA REVUE DE PRESSE
LE BILLET VERT
MONTAGNE
NATURE ANIMALE
NATURE LITTERAIRE
NATURELLEMENT
PORTRAIT DE FEMMES
SCIENCES ET NATURE
UNE AUTRE VIE SINVENTE ICI
VOYAGER AUTREMENT
Toutes les chroniques
LA RADIO
Les Animateurs
Les Chroniques
La Musique
Ecoute en direct
Ecoute avancée
La Grille
 
PRATIQUE
Recherche
L'Annuaire
L'Emploi Nature
Partenariat
Diffusez
» Votre communiqué
» Votre Manifestation
Nous soutenir
Faites un don !
Nous contacter
 
L'AGENDA
Septembre
LuMaMeJeVeSaDi
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293012345
6789101112
Enregistrez
votre manifestation
 
LE WEB
 Rézobio
 Ecologie pratique
 Les Nouals
 Singingfish
 Regions + Web TV
 Maison Eco
 Agribio
 C Durable
 Ouvaton
 Demain la terre
 
PUB

 

« Chronique Précédente TOUTES LES CHRONIQUES de SCIENCES ET NATURE Chronique Suivante »


La destruction des Mangroves augmente l’impact des risques naturels - Publiée le 23-05-2008

PODCAST/RSS SCIENCES ET NATURE
Enregistrer PODCAST SCIENCES ET NATURE XML RSS SCIENCES ET NATURE Utilisez le MirPod Les horaires de diffusion de la chronique SCIENCES ET NATURE
LA CHRONIQUE
La destruction des mangroves dans les zones exposées aux risques naturelles comme les tsunamis et les cyclones participent-elles à augmenter l'impact de ces phénomènes destructeurs ? Le cyclone Nargis, qui vient de frapper la Birmanie, soulève à nouveau cette question, qu'il convient de prendre avec prudence, mais sur laquelle un consensus commence à apparaître.


Le 26 décembre 2004, suite à un tremblement de terre, un tsunami s'abattait sur les pays riverains de l'océan indien, faisant des centaines de milliers de victimes. Le 29 août 2005, l'ouragan Katrina submergeait la Nouvelle-Orléans, ruinant cette ville et faisant près de 2000 morts et plus d'un millions de déplacés. 2 mai 2008, le cyclone Nargis s'abat sur la Birmanie, le bilan en vie humaine, dépassant les 100.000 morts, ne sera sans doute jamais connu. Trois catastrophes terribles, qui ont comme point commun le rôle de protection que n'ont pu jouer, les mangroves de ces zones tropicales et sub-tropicales humides.


Si l'on compare la répartition des types de végétation à la carte des risques naturels, on réalise combien ces écosystèmes sont adaptés à ces phénomènes météorologiques et océaniques.
Même s'il faut le dire avec beaucoup de prudence, les mangroves sont une barrière naturelle, capable de casser les vagues et d'absorber une partie de l'énergie des ouragans. Prudence car, comme le souligne la FAO dans un rapport sur les mangroves du monde [1], rendu en 2007, il convient d'éviter un faux sentiment de sécurité dans les populations exposées, car aucun bouclier biologique n'est en mesure d'écarter les risques liés à des évènements aussi graves. Mais ce même rapport insiste sur la capacité de ces épaisses forêts à réduire l'impact destructeur des cyclones et des tsunamis.



Et le dernier tragique épisode qui vient de se produire en Birmanie illustre cette réalité, en particulier si on le met en perspective avec celui du cyclone Sidr, qui a frappé le Bengladesh en novembre 2007. Alors que les forêts de Sunderbans ont joué un rôle crucial dans la réduction des effets mortels du cyclone Sidr, la destruction partielle des mangroves birmanes, qui ont laissé la place à des activités agricoles, ont vraisemblablement contribué au lourd bilan de la catastrophe.

A titre d'exemple, la superficie que couvrait la zone de mangrove dans le delta d'Ayeyarwady, sévèrement touchée par le cyclone, a été réduite de moitié en trente ans.

Des forêts qui, selon la FAO « auraient pu réduire les dommages causés par les vagues provoquées par le cyclone Nargis ».

Ces écosystèmes jouent en fin de compte leur rôle protecteur de deux manières. La première en absorbant une partie de l'énergie du phénomène destructeur, la seconde en occupant un espace que les Hommes devraient renoncer à habiter, sous peine de s'exposer à ces risques majeurs. La présence de ces écosystèmes est un indice du risque naturel qu'encourent ces espaces, des espaces que nous ne devrions pas conquérir, pour une simple question de bon sens.

Photo mangrove : © Yann Arthus-Bertrand

[1] Rapport de la FAO : Les Mangroves du Monde

                olivier, pour la Rédaction.


APPORTEZ VOTRE CONTRIBUTION !

Participez à l'info sur Fréquence Terre en donnant votre avis sur cette chronique.

Envoyez votre commentaire

Toutes vos réactions :

Aucun Commentaire pour le moment

Envoyez la chronique à un(e) ami(e)
« Chronique Précédente TOUTES LES CHRONIQUES de SCIENCES ET NATURE Chronique Suivante »
RECHERCHE AVEC


SPONSORISER UNE CHRONIQUE
Diffusées chaque jours sur notre antenne, nos chroniques sont également présentes sur celle de nos radios hertziennes partenaires. Faites la promotion de votre marque en sponsorisant une chronique !

© FrequenceTerre Tous droits réservés - Nous contacter - Webmasters/Graphiste - SIRET : 448 741 967 00013
Les images appartiennent à leur auteur respectif
Accéder à Fréquence Terre traduit en anglais Accéder à Fréquence Terre traduit en allemand
Ce logo-player
sur votre site!