
Après les gorilles, les grenouilles et les lézards, les serpents viennent à présent grossir la liste des espèces menacées de disparition.
De prédateurs, ils semblerait que ces reptiles soient devenus des proies vulnérables. Selon une étude publiée dans la revue Biology Letters, leur population à travers le monde aurait sensiblement baissé au cours des vingt dernières années. « Plus précisemment, sur 17 groupes de serpents 11 ont fortement diminué au Royaume-Uni, en France, en Italie, au Nigéria et en Australie qui sont pourtant des pays géographiquement éloignés. La couleuvre lisse du Royaume-Uni, la vipère aspic de France ou encore le python royal du Nigéria comptent parmi les serpents les plus touchés par cette vague de disparition. A l'inverse, le serpent tigre d'Australie paraît mieux résister que ses congénères.
De manière générale, les scientifiques ont remarqué deux choses concernant le déclin des espèces de serpents. D'abord les femelles s'éteignent plus rapidement que les mâles
et ensuite, les serpents les plus impactés sont en général des prédateurs passifs. A cause de leur faible mobilité ils pourraient avoir des difficultés à s'adapter à un environnement changeant.
En tous cas le chercheur a l'origine de la publication Christopher Reading, soutient l'hypothèse selon laquelle cette mortalité exceptionnelle serait dûe à un facteur unique dont la nature reste à déterminer.
Faute de certitudes scientifiques, le rapport émet l'hypothèse d'un déclin lié au rechauffement climatique. Les caprices de la météo pourraient dégrader l'habitat des serpents ou entraîner une disparition de leurs proies. La réduction de leur espace de chasse, la pollution et de nouvelles maladies ont également été pointées par les scientifiques.
L'heure est au constat et les causes de ce déclin sont recherchées, peu d'entreprises sont menées pour enrayer cette tendance.
Si les serpents sont un peu les mal-aimés du bestiaires international, ils constituent eux aussi un maillon essentiel de la chaîne alimentaire. Ils se nourrissent, entre autres, de rats et de souris, lesquels nuisent aux champs de blé et aux plantations de cannes à sucre. Une disparition des reptiles pourrait donc laisser libre cours à une prolifération des rongeurs et avoir des conséquences néfastes sur l'agriculture.
C'est la fin d'espèce vitales une chronique sur la biodiversité que vous pouvez retrouver comme d'autres sur le site de FT, ou vous pouvez également en ce moment et jusqu'au 15 juillet gagner des cadeaux. très belle journée à tous en en particulier à nos auditeurs de radio zig zag dans la drôme
Anne-Laurence MAZENQ, pour la Rédaction.