Le pays du Soleil Levant utilise ses épluchures pour produire de l'énergie Gros plan sur Ogawa au Japon. Cette petite ville de 35 000 habitants a décidé de faire des déchets ménagers une source d'énergie renouvelable. Pour ce faire, avec le concours de la municipalité, un projet a vu le jour il y a environ 6 ans, c'est celui d'une association écologiste. |
Une idée qui permet aujourd'hui aux agriculteurs, aux producteurs de légumes, aux citadins et à la commune, de marcher ensemble dans le bon sens et en bonne intelligence, d'assurer les rendements, et de défendre l'environnement, sans toutefois changer les habitudes… L'idée consiste à mettre en place un système très simple et donc efficace de récupération et de recyclages des déchets ménagers, après avoir mis de côté le procédé d'incinération certes simple, mais finalement plus cher. Ogawa a trouvé le moyen de nouer des liens entre les producteurs de légumes qui deviendront déchets, avec les consommateurs , tout en produisant en partie sa propre énergie. Comment ? Chaque famille s'est vue remettre une poubelle verte pour ses épluchures de légumes, (et les japonais sont de gros consommateurs de légumes). Puis, deux fois par semaine, la ville s'est engagée en investissant un peu à récolter le contenu des poubelles vertes, les détritus récupérés dans des poubelles bleues sont ensuite traités par les services de retraitement municipaux. En contre partie de leur geste, les citadins, en accord avec les agriculteurs et la commune, reçoivent des bons qu'ils peuvent échanger ensuite contre des légumes, qui deviendront à leur tour des déchets ménagers. |
La boucle est bouclée. La récupération des déchets de légumes permet la production de biogaz, et les agriculteurs peuvent en plus récupérer les déchets transformés, (le résidu des déchets en biogaz), ce qui leur permet d'en faire usage comme engrais. Un bon exemple à méditer en France, à l'heure où nos agriculteurs ont pour la plupart d'entre eux bien du mal à diversifier leur activité, où le tri sélectif est loin d'être entré dans les mœurs faute de motivation, et où les publicitaires n'oublient pas de nous dire que nous ne mangeons plus assez de légumes . A quand les déchets organiques dans nos assiettes ? Environnement et économie, Fabrice Hubert pour Fréquence Terre
fabrice, pour la Rédaction. |